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L’UE met en garde contre un « choc stagflationniste majeur » en cas de guerre prolongée au Moyen-Orient
9 mars 2026
Pluie noire, fumée toxique… Les scientifiques alertent sur les conséquences des explosions à Téhéran
9 mars 2026• En Iran, des manifestants prêtent allégeance à Mojtaba Khamenei
En ce dixième jour de guerre, l’armée israélienne a annoncé avoir lancé de nouvelles frappes “de grande ampleur” et simultanées visant des infrastructures à Téhéran, à Ispahan ainsi que dans le sud du pays.
À Téhéran, des milliers de personnes se sont rassemblées pour prêter allégeance au nouveau guide suprême, Mojtaba Khamenei, désigné dimanche 8 mars par l’Assemblée des experts iraniens. Une nomination qui ne plaît pas à Donald Trump. Le président américain a confié au New York Post n’être “pas content” de l’élection du fils d’Ali Khamenei, le précédent guide suprême, tué dans un bombardement au premier jour du conflit, le 28 février.
Le nouveau dirigeant iranien a, en revanche, reçu le soutien de Vladimir Poutine. “La Russie reste et restera un partenaire fiable de la République islamique [d’Iran]”, titre le tabloïd Komsomolskaïa Pravda, qui relaie le télégramme du président russe adressé à Mojtaba Khamenei. “Je tiens à réaffirmer notre soutien indéfectible à Téhéran et notre solidarité avec nos amis iraniens”, écrit Vladimir Poutine.
Dans une interview accordée à la chaîne qatarie Al-Jazeera, Ali Jafarian, le ministre de la Santé iranien, a déclaré qu’au moins 1 255 personnes ont été tuées et plus de 12 000 ont été blessés depuis le début de la guerre.
• Le président libanais appelle à négocier avec Israël
Au Liban, le sud du pays et la capitale restent sous le feu des bombardements israéliens. L’armée israélienne a dit avoir frappé lundi 9 mars à l’aube des “infrastructures du Hezbollah” dans la banlieue sud de Beyrouth. Le président libanais, Joseph Aoun, a accusé le mouvement armé chiite de vouloir provoquer “l’effondrement” du pays pour le compte de l’Iran et appelé à des négociations “directes” avec Israël pour mettre fin à la guerre, indique L’Orient-Le Jour dans son direct.
C’est dans ce contexte que “le Parlement libanais a prorogé son mandat de deux années supplémentaires, à l’heure où la guerre entre Israël et le Hezbollah bat son plein depuis que celui-ci a rejoint le conflit régional pour soutenir l’Iran”, ajoute le quotidien libanais francophone dans un autre article. Des élections législatives devaient initialement se tenir en mai.
• Le prix du baril explose
Surveillé comme le lait sur le feu, le cours du pétrole flambe, le baril a même brièvement dépassé les 120 dollars (102 euros) ce lundi 9 mars. Et quelque “6 000 milliards de dollars [5 100 milliards d’euros] de valorisation boursière ont été effacés à l’échelle mondiale depuis le début de la guerre en Iran”, rapporte Bloomberg.
Les États membres du G7 se réunissent “en urgence ce lundi pour discuter de la flambée des prix du pétrole”, résume la BBC, “les marchés boursiers s’étant effondrés en raison de l’escalade du conflit entre les États-Unis, Israël et l’Iran”.
La perspective que le G7 débloque les réserves stratégiques, une première depuis 2022, après l’invasion de l’Ukraine, a cependant fait refluer les cours de l’or noir, constate, dans son direct consacré aux marchés boursiers, Bloomberg.
Après les marchés asiatiques, les Bourses européennes ont elles aussi commencé la semaine dans le rouge, suivies par Wall Street cet après-midi. L’Écho parle d’une “déculottée généralisée” et voit poindre “un potentiel retour de flamme inflationniste – et, dans son sillage, un possible coup de frein à l’activité économique, ravivant donc les craintes de stagflation”.
• La Turquie visée par un missile
Relativement épargnée depuis le début du conflit, la Turquie a annoncé qu’un missile iranien avait été intercepté par l’Otan, selon Al-Jazeera. “Un missile balistique tiré d’Iran et ayant pénétré l’espace aérien turc a été neutralisé par les éléments de défense aérienne et antimissile de l’Otan déployés en Méditerranée orientale”, a précisé lundi le ministère de la Défense turc.
Il s’agit du deuxième projectile se dirigeant en direction de l’espace aérien turc détruit depuis le 28 février. “Malgré nos avertissements clairs, des actions extrêmement inappropriées et provocatrices continuent d’être entreprises, mettant en péril l’amitié de la Turquie”, a déclaré Recep Tayyip Erdogan.
• Onze pays demandent de l’aide à l’Ukraine
Onze pays, dont les États-Unis et des États européens, ont demandé de l’aide à l’Ukraine pour lutter contre les drones iraniens attaquant des pays au Moyen-Orient, a indiqué Volodymyr Zelensky sur sa page Facebook. Selon le président ukrainien, il y a un “intérêt clair” concernant l’expérience de son pays en matière de drones-intercepteurs, de systèmes de brouillage électronique, et d’entraînement pour abattre les appareils longue portée iraniens de type Shahed, notamment utilisés par l’armée russe en Ukraine.
Une annonce qui intervient alors que Bahreïn, le Koweït, le Qatar, les Émirats arabes unis et l’Arabie saoudite ont fait face lundi matin à de nouvelles attaques de missiles et de drones.
• Emmanuel Macron veut sécuriser le détroit d’Ormuz
Depuis Chypre, visé par une attaque de drone iranien sur une base militaire britannique dans la nuit du dimanche 1ᵉʳ au lundi 2 mars, Emmanuel Macron a annoncé une mission “purement défensive” pour rouvrir le détroit d’Ormuz et escorter les navires “après la sortie de la phase la plus chaude du conflit” au Moyen-Orient, afin de permettre la circulation du pétrole et du gaz, rapporte Al-Jazeera.
“Nous sommes en train de mettre en place une mission purement défensive, purement d’accompagnement, qui doit se préparer avec des États européens et non européens, et qui doit permettre, dès que cela sera possible, l’escorte de porte-conteneurs et de tankers pour rouvrir progressivement le détroit d’Ormuz”, a ajouté le président de la République.

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