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REPORTAGE RMC. Le gouvernement libanais a annoncé que 384 personnes étaient mortes depuis le début des frappes israéliennes au Liban. Dans un hôpital de la région de Bekaa, les soignants font face à un afflux de blessés.
La situation pour la population libanaise devient de plus en plus dure. Les frappes israéliennes se poursuivent au Liban, où plus d’un demi-million de déplacés ont été recensés par les autorités depuis le début de la guerre au Moyen-Orient.
Selon le ministère libanais de la Santé, le bilan des frappes israéliennes s’élèverait désormais à près de 400 morts, dont 83 enfants et 42 femmes. Comme RMC a pu le constater, les blessés s’enchaînent, au son des ambulances, dans un hôpital de la région de la Bekaa, à Rayak. Cette région à l’est de Beyrouth a subi d’intenses bombardements ces samedi 7 et dimanche 8 mars.
« Je voudrais voir ma mère », demande une femme dans les couloirs. Une autre Libanaise est assise sur un lit, un oeil injecté de sang et des bandages aux mains. « J’étais avec mes enfants et mes petits-enfants. Je préparais à manger et deux missiles sont tombés sur notre maison. J’ai onze proches qui sont morts et huit à l’hôpital. Et ce sont beaucoup des enfants », raconte-t-elle très émue.
Les soignants dorment à l’hôpital
L’un de ses petit-fils âgé de 9 ans, Kassem, a la mâchoire fracturée. Depuis son lit, l’enfant demande son père. Le directeur de l’hôpital Ali Abdallah confie à RMC: « Il ne sait pas que sa mère est morte. La puissance des frappes, ces derniers jours, fait des blessures de plus en plus graves. »
Le soignant parle de 45 blessés et 35 morts ces derniers jours. « Les médecins et les aide-soignants dorment à l’hôpital. Il y a eu trois missiles autour de nous, donc c’est dangereux d’aller et venir », explique-t-il.
Un autre docteure s’approche, les yeux rougis par la fatigue: « J’ai suturé au moins 13 personnes en deux ou trois heures. Tu vois des jeunes qui sont en train de mourir devant toi, et donc des familles entières anéanties. »
« Je n’arrêterai pas du tout, mais ça fait très mal au coeur », ajoute-t-il, la voix marquée par l’émotion.
« C’est la guerre », répète un de ses confrères. Une épaisse fumée s’élève au loin, après une nouvelle frappe israélienne. Le Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’Homme a demandé, ce vendredi 6 mars, que des enquêtes « rapides et approfondies » soient menées sur les bombardements de l’armée israélienne au Liban.

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