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Alors que le prix du baril de pétrole flambe, à quoi faut-il s’attendre dans les prochaines semaines ? Si la situation du détroit d’Ormuz ne devait pas s’améliorer d’ici deux mois, la hausse devrait se poursuivre.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.
Une zone pétrolière attaquée aux Émirats arabes unis. En Iran, la capitale Téhéran, et son ciel s’obscurcissent après le bombardement de plusieurs réserves de carburant. Des navires ont aussi été attaqués en mer. Dix jours de guerre et le pétrole comme nouvelle arme de ce conflit. De quoi faire paniquer les marchés financiers. Le prix du baril de pétrole ne cesse de flamber, comme la nuit dernière à l’ouverture des marchés. « On arrivait de la zone des 92, 95 dollars en fin de semaine dernière et on est monté cette nuit quasiment à 120 dollars. Des mouvements de plusieurs dizaines de dollars à la hausse en quelques heures, 30 % de hausse. Ce sont des variations de marché qui sont quasiment historiques », explique Alexandre Baradez, responsable des analyses de marché chez Courtier IG.
Un niveau de prix rarement atteint. La dernière fois, c’était en 2022, avec l’invasion russe en Ukraine. « Tant qu’on n’a pas de signaux d’aversion à la tendance, pourquoi d’autres frappes n’auraient-elles pas lieu dans les jours qui viennent ? Et c’est ça qui crée beaucoup de méfiance sur le marché. Et encore une fois, le marché n’aime pas l’instabilité », précise Alexandre Baradez.
Les marchés scrutent particulièrement la situation dans le détroit d’Ormuz. 25 % du pétrole mondial transite habituellement ici. Avec le blocage du détroit, les pays producteurs lèvent le pied. L’Irak, les Émirats arabes unis, le Koweït et même l’Arabie saoudite, le plus gros producteur de la région, commencent à baisser leur production d’or noir. Moins de pétrole sur le marché mondial et une demande qui ne faiblit pas. De quoi tirer encore les prix vers le haut selon Thierry Bros, expert énergie et professeur à Sciences Po Paris. « Aujourd’hui, nous sommes à 100 dollars le baril, et si dans les deux mois le détroit reste impraticable, on peut imaginer que les prix vont flamber et que le prochain palier est au-delà de 150 dollars par baril », souligne-t-il.
Utiliser le cours du pétrole pour peser dans le conflit, un choix assumé par l’Iran qui menace : le prix du baril pourrait atteindre les 200 dollars si les attaques perdurent dans la région.
Données de l’Agence internationale de l’énergie
Liste non exhaustive.

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