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9 mars 2026Guerre au Moyen-Orient : carburant, engrais… les agriculteurs français face à des coûts qui explosent
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La guerre au Moyen-Orient fait grimper les prix du carburant et des engrais, et les agriculteurs français s’inquiètent pour leurs cultures. Entre coûts supplémentaires et approvisionnement incertain, certains envisagent même de réduire leurs semis, avec un impact potentiel sur la production de blé et les prix pour les consommateurs.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.
Chaque jour à bord de son tracteur, Francis Politano, céréalier en Haute-Garonne, roule au GNR, du gazole non routier, un carburant qui lui permet d’entamer les premiers semis. « On est en pleine préparation du printemps. Justement des moments où les tracteurs consomment le plus, étant donné qu’on a besoin de beaucoup de tractions et de puissance moteur. Le problème, c’est que ça consomme dans les 250 à 300 litres par jour », explique l’agriculteur.
Avec la guerre au Moyen-Orient, il paie 30 centimes de plus par litre. Le 27 février, les 1000 litres étaient à 1 203 euros, contre 1 666 euros aujourd’hui, soit 463 euros de plus. Francis Politano n’a pas d’autre choix que de payer, comme il le confie : « Ce sont des coûts supplémentaires qui ne se répercuteront pas sur les prix parce que les prix de nos céréales n’ont toujours pas augmenté. Le problème, c’est qu’on va avoir des charges et on se demande comment on va passer l’année. »
Et ce n’est pas la seule source d’inquiétude pour les agriculteurs. Céréalier dans l’Oise, Arthur Portier regarde d’un œil inquiet son stock d’engrais. « Ici, nous avons des livraisons d’ammonitrate 33,5. Je les ai achetées au mois de juillet 2025 », détaille l’agriculteur.
La suspension du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz fait grimper leur prix. Trente pour cent du commerce mondial des engrais transitent par cette zone. Arthur Portier, agriculteur et consultant sur les matières premières agricoles pour Argus Media, précise : « Comme le gaz a augmenté, c’est la matière première principale pour produire les engrais azotés et notamment l’ammoniac, alors on observe une hausse de la tonne de l’ordre de 40 à 50, voire 60 euros la tonne. »
Des produits qui pourraient même venir à manquer. Résultat : dans les champs de blé, les pertes risquent de s’accentuer. Arthur Portier n’exclut pas de renoncer à certaines cultures dans les prochains mois, comme il le raconte : « Il restera une solution : c’est d’arrêter de produire. On ne saura pas évidemment ce que l’on va gagner. On ne gagnera presque rien, mais on sait que l’on ne perdra pas, tout simplement parce qu’on investira moins à l’hectare. »
Moins de céréales, moins de blé, c’est aussi un risque pour les consommateurs de voir le prix des pâtes ou des farines, par exemple, augmenter si les tensions perdurent.
Liste non exhaustive

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