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Présidée depuis Bruxelles par le ministre français des Finances Roland Lescure, une réunion du G7 était prévue ce lundi pour faire le point sur la situation dans le Golfe, notamment les conséquences économiques de la fermeture du détroit d’Ormuz où transite près d’un quart du pétrole mondial.
Le G7 Finances, qui regroupe les ministres des Finances des grandes puissances industrielles (États-Unis, Japon, Canada, Royaume-Uni, France, Allemagne et Italie), devait tenir une réunion en visioconférence lundi 9 mars à 13 h 30 pour « faire le point » sur les potentielles conséquences économiques et énergétiques de la guerre en Iran et surtout trouver une solution face à la flambée des prix du pétrole.
La question d’une possible libération conjointe de pétrole provenant des réserves, coordonnée par l’Agence internationale de l’énergie (AIE) devait être évoquée.
Des sources proches des négociations indiquent selon le Financial Times que trois pays du G7 dont les États-Unis, ont exprimé leur soutien à cette idée.
Les 32 membres de l’AIE détiennent des réserves stratégiques dans le cadre d’un système d’urgence collectif conçu pour faire face aux crises pétrolières, permettant ainsi aux grands pays consommateurs de pétrole de réagir à des chocs énergétiques importants.
Mais depuis la création de l’AIE en 1974, seulement cinq lâchers collectifs de pétrole ont eu lieu entre les États membres. Les deux derniers remontent à 2022 et visaient à contrer la flambée des prix du pétrole consécutive à l’invasion de l’Ukraine par la Russie.
Selon une source du quotidien britannique, certains responsables américains estiment qu’un lâcher conjoint de 300 à 400 millions de barils – soit 25 à 30 % du 1,24 milliard de barils de réserve – serait approprié.
Virage à 180 degrés de l’administration Trump
Le prix du pétrole brut a connu une forte hausse depuis le début de la guerre. Elle est notamment liée à la fermeture par l’Iran du détroit d’Ormuz, passage stratégique du pétrole dans le Golfe, où transite 20 % de la production mondiale quotidienne de pétrole et de gaz.
Le prix moyen de l’essence a augmenté en France, tout comme dans d’autres pays, à l’instar des États-Unis. Le Brent, référence internationale, a bondi de 24 % ce lundi en Asie pour atteindre 116,71 dollars le baril, avant de se replier à 110,85 dollars, à la suite de l’annonce du sommet du G7. Le West Texas Intermediate (WTI), référence américaine, a quant à lui progressé de 28 % à 116,45 dollars avant de retomber aux alentours de 108 dollars, soit une hausse de près de 19 %.
La hausse des prix du pétrole menace également de provoquer une flambée inflationniste susceptible de nuire durablement à la croissance économique mondiale.
La Chine, l’Inde, la Corée du Sud, le Japon, l’Allemagne, l’Italie et l’Espagne figurent parmi les plus grands importateurs de pétrole brut, ce qui les expose fortement aux fluctuations des prix.
La décision d’envisager de puiser dans les réserves stratégiques de pétrole marque un revirement de la part de l’administration Trump, qui affirmait la semaine dernière que le recours à ces réserves ne serait pas nécessaire pour stabiliser les marchés.

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