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9 mars 2026Guerre au Moyen-Orient: face à l’envolée des prix du pétrole, le G7 prêt à recourir aux stocks stratégiques
Les répercussions de la guerre au Moyen-Orient sont de plus en plus sensibles. Les cours du pétrole ont encore flambé, lundi 9 mars, et troublé les marchés boursiers : le baril de brut a dépassé les 120 dollars, le gaz a bondi de 30% et les bourses européennes ont ouvert en nette baisse. La prolongation du conflit et le blocage persistant du détroit d’Ormuz ont conduit les pays du G7 à discuter d’un éventuel recours aux réserves stratégiques de pétrole.
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La crainte que la crise au Moyen-Orient mette en péril l’approvisionnement énergétique fait grimper la facture de carburant. L’industrie en ressent déjà les effets, conduisant les gouvernements du monde entier à prendre les premières mesures.
Plusieurs pays du Golfe ont déjà fortement réduit leur production. C’est le cas de l’Irak, qui enregistre une chute de 70% de son extraction de pétrole. Le Koweït, Bahreïn ou les Émirats arabes unis revoient eux aussi leurs production à la baisse, étant dans l’incapacité d’exporter leur or noir par le détroit d’Ormuz. Ce passage stratégique du commerce mondial – 20% du pétrole et du gaz naturel liquéfié mondial y transite – est toujours bloqué par la guerre.
La raréfaction du brut entraîne une hausse des prix et inquiète les marchés financiers. Le pétrole a brièvement bondi de plus de 30% lundi, à près de 120 dollars, avant de redescendre autour de 100 dollars. Cette envolée s’est modérée avec la réunion des ministres des Finances du G7, consacrée à cette crise justement.
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Une possible « libération des stocks stratégiques » pour « stabiliser les marchés »
Cette réunion a été demandé par Roland Lescure, le ministre français des Finances, alors que Paris préside en ce moment le G7. Les pays membres – Allemagne, Canada, États-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Uni – envisagent de puiser dans les réserves stratégiques de pétrole pour faire retomber la fièvre des prix. « Nous sommes prêts à prendre toutes les mesures nécessaires, y compris en puisant dans les réserves de stocks stratégiques de manière à stabiliser les marchés », a confirmé Roland Lescure. « On n’y est pas encore », a-t-il précisé. Mais l’option est sur la table.
« Je vais être très clair : aujourd’hui, le marché du pétrole et le marché du gaz également sont affectés par des bouleversements qui sont essentiellement liés au fait que les exportations de pétrole et de gaz qui sortent du Moyen-Orient se dirigent vers l’Asie, zone qui est, du coup, directement affectée par des bouleversements de marché. Aujourd’hui, il n’y a aucun problème d’approvisionnement de pétrole ni de gaz, que ce soit en Europe ou aux États-Unis. Pour autant, nous allons regarder de près la manière dont on peut stabiliser l’ensemble des flux, l’ensemble du marché. Et je le répète : en étudiant toutes les mesures, y compris, pourquoi pas, la libération des stocks stratégiques », a poursuivi le ministre.
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