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9 mars 2026Guerre au Moyen-Orient : l’État français mobilise avions et moyens pour ses ressortissants
Dix jours après le début de la guerre au Moyen-Orient, la France poursuit ses opérations de rapatriement. Alors que plusieurs vols étaient prévus lors du week-end du 7 et 8 mars, quelque 750 Français avaient été rapatriés, en fin de semaine dernière, sur les 5 000 qui ont demandé à rentrer. Tous ces rapatriements ont un coût.
Une chose est sûre : il fait bon avoir un passeport français en ce moment. Alors qu’il n’a aucune obligation de rapatrier les touristes ou les ressortissants bloqués, le gouvernement français tente de ramener au moins les personnes vulnérables : les personnes âgées, celles qui nécessitent un traitement, ou encore les familles avec des enfants en bas âge. Le gouvernement a, par exemple, mis à disposition des avions militaires. L’armée ne communique pas beaucoup sur le coût, mais pour vous donner une idée, en juin 2025, lorsqu’il y avait déjà eu des tensions entre l’Iran et Israël, la France avait mobilisé un A400M militaire pour évacuer des ressortissants depuis Tel-Aviv. Cela avait coûté autour de 200 000 à 300 000 euros la rotation.
**Le gouvernement fait aussi appel à des compagnies comme Air France. Le ministère des Affaires étrangères demande aux compagnies d’affréter de gros porteurs. C’est lui qui décide qui monte dans l’appareil. Ceux qui ont la chance d’être sur la liste paient une participation forfaitaire. Je dis bien « ont la chance », car on parle ici de 350 euros la place, voire quelques centaines d’euros de plus. C’est très en dessous des tarifs du marché et très en dessous du prix réel, mais l’État compense. Autrement dit, c’est le contribuable qui paie.
La demande explose, les prix restent élevés
Difficile de savoir combien ces opérations coûtent au total, mais 350 euros, c’est au moins deux, voire trois fois moins cher que les prix demandés en ce moment sur les vols commerciaux entre le Moyen-Orient et l’Europe. La demande est très forte. Dès qu’un vol est ouvert, les réservations sont prises d’assaut, alors que les créneaux, c’est-à-dire les moments où les avions peuvent voler, sont très limités. En plus, les compagnies doivent faire des détours pour éviter les tirs de missiles, ce qui augmente la durée des vols, alors qu’elles subissent de plein fouet la hausse des prix du carburant. Résultat, elles répercutent directement ces coûts sur les clients. Il y a aussi un peu de spéculation. L’État français tente bien de faire pression sur les compagnies pour qu’elles modèrent leurs prix, mais ils restent très élevés.
Ne comptez pas trop sur les assurances. La plupart des contrats ne couvrent pas les risques liés aux troubles politiques et aux conflits armés, en tout cas pour les assurances habituelles proposées lors de l’achat de billets touristiques. Pour de nombreux Français coincés au Moyen-Orient, qui rentrent avec des vols commerciaux, la note promet donc aussi d’être très salée.

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