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9 mars 2026Guerre au Moyen-Orient : prix des carburants, aides à l’achat, recours aux réserves stratégiques, comment la France réagit face à la flambée des prix du pétrole
Les prix du pétrole flambent face à la prolongation de la guerre au Moyen-Orient, le blocage du détroit d’Ormuz et les dommages aux infrastructures énergétiques.
Il est « trop tôt » pour parler de nouvelles aides à l’achat de carburant, a déclaré lundi la ministre déléguée à l’Énergie et porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, alors que le prix du baril de pétrole a dépassé dimanche les 100 dollars le baril.
« Aujourd’hui il est trop tôt pour en parler. Je le redis, nous étudions tous les scénarios », a déclaré Maud Bregeon, interviewée sur RTL sur la possibilité de mettre en place des aides ciblées face à la hausse des prix de l’essence et du gasoil à la pompe. « Nous avons toujours montré que nous étions au rendez-vous pour protéger les Français » a-t-elle rappelé. Elle répondait à Thomas Sotto qui l’interrogeait sur l’éventualité d’une baisse, de manière provisoire de la TICPE (taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques) comme l’a suggéré Marine Le Pen qui a également proposé de passer la TVA à 5,5 % sur l’ensemble des produits énergétiques. Une mesure qui coûterait « 17 milliards » a répondu Maud Bregeon qui souligne « nous ne sommes absolument pas dans la situation de 2022 ». Entre-temps, la France a diversifié ses approvisionnements et constitué des stocks, et le parc nucléaire « fonctionne à plein » pour produire de l’électricité.
Les réserves stratégiques
Pour le gouvernement, il n’y a pas de risque de pénurie en France, ni sur les carburants, ni sur le gaz. Elle a également indiqué « qu’en aucune façon », la France envisageait de racheter du gaz à la Russie.
Le recours aux réserves stratégiques de pétrole demeire cependant une « option envisagée » qui devrait être discutée lors d’une réunion en visioconférence des ministres des Finances du G7, a d’autre part indiqué lundi une source au sein de l’exécutif français. Cela contribuait à la modération de l’envolée du brut en fin d’échanges asiatiques.
Les prix du pétrole se sont envolés lundi sur le marché asiatique, dépassant la barre des 100 dollars le baril (86,57 euros) et atteignant leur plus haut niveau depuis mi-2022, une série de grands producteurs réduisant leurs approvisionnements et les perturbations du transport maritime dans le détroit d’Ormuz se poursuivant dans le contexte du conflit au Moyen-Orient. Le prix du gaz européen a bondi d’environ 30 % lundi.
Le Brent grimpe de 17,28 % à 108,71 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) de 16,19 % à 105,62 dollars vers 06h36 GMT, réduisant légèrement les gains enregistrés plus tôt dans la journée, respectivement d’environ 29 % et 31 %.
L’Irak et le Koweït réduisent leur production
L’Irak et le Koweït ont commencé à réduire leur production de pétrole, s’ajoutant aux réductions précédentes de gaz naturel liquéfié (GNL) du Qatar. Selon les analystes, les Émirats arabes unis et l’Arabie saoudite devraient également réduire leur production sous peu.
La production irakienne provenant de ses principaux champs pétrolifères du sud a chuté de 70 % pour atteindre seulement 1,3 million de barils par jour, le pays étant incapable d’exporter du pétrole via le détroit d’Ormuz, ont déclaré dimanche trois sources industrielles. Les stocks de brut ont en outre atteint leur capacité maximale, selon un responsable de la compagnie pétrolière publique Basra Oil Company.

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