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9 mars 2026Guerre au Proche-Orient : 200 000 enfants déplacés au Liban selon l’Unicef, l’association lance un « cri d’alarme »
Le porte-parole de l’Unicef au Liban, Christophe Bouliérac, confie ce lundi 9 mars, à la rédaction internationale de Radio France, que « 83 enfants » sont « morts, tués dans leur maison, dans leur chambre » depuis le début de l’offensive israélienne. Il dénombre également « 254 blessés ». Dans son dernier communiqué, l’association de défense des droits de l’enfant fait état de « 200 000 enfants » sur le demi-million de personnes déplacées, depuis la reprise du conflit au Liban.
Christophe Bouliérac lance « un cri d’alarme, parce que durant la semaine écoulée, il y a eu en moyenne, chaque jour, 10 enfants tués et 36 enfants blessés, parfois très grièvement » dans les attaques sur le territoire libanais. « C’est un bilan proprement effroyable », commente le porte-parole de l’Unicef au Liban.
À propos des enfants déplacés, le porte-parole de l’Unicef au Liban décrit une fuite « dans la panique » des familles, et des enfants qui ont « dormi, pour certains, sur les trottoirs de Beyrouth, la première nuit. Il fait encore froid ici la nuit ». Ces 200 000 enfants ont ensuite « trouvé de la place, soit chez des amis », dans des logements « très surpeuplés, ou alors dans l’un des 500 abris qui accueillent les déplacés au Liban ».
Ces enfants ont besoin « en urgence, de dignité. Ils ont besoin d’eau, ils ont besoin de kits d’hygiène, ils ont besoin de couvertures parce qu’il fait froid. Les bébés ont besoin de couches », poursuit Christophe Bouliérac. « Ces enfants, ils ont besoin de normalité. Pour la seconde fois en 16 mois, ils ont dû quitter, dans la panique, leur maison ». Le porte-parole de l’Unicef au Liban fait ici référence à la guerre entre Israël et le Hezbollah, conclue par cessez-le-feu le 27 novembre 2024. Ces enfants, « il faut qu’ils puissent retourner à l’école », ajoute-t-il.
L’Unicef anticipe aussi « une aggravation des difficultés de santé mentale de ces enfants ». « Il y a cette accumulation. Ça recommence. C’est extrêmement grave. L’enfance au Liban ne va pas bien du tout », alerte Christophe Bouliérac. Il dénonce également « une agression incroyablement élevée envers les plus fragiles, c’est-à-dire les familles, et en premier les enfants. Il faut que cette violence cesse », d’autant que « le droit international humanitaire demande aux belligérants de ne pas cibler les civils, de ne pas cibler les enfants, et de ne pas cibler les infrastructures civiles », conclut-il.

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