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9 mars 2026Guerre en Ukraine : les 90 milliards de l’UE à l’Ukraine en sursis ? La Slovaquie prendra le relais de la Hongrie et bloquera le prêt si Orbán perd les prochaines élections
La Slovaquie menace de prendre le relais de la Hongrie et de bloquer le prêt crucial de 90 milliards d’euros de l’UE à l’Ukraine, si le Premier ministre hongrois perd les prochaines élections législatives. L’Ukraine risque une crise de liquidités dès avril.
La Slovaquie « prendra le relais de la Hongrie » et imposera son veto pour bloquer le prêt de 90 milliards d’euros de l’Union européenne à l’Ukraine si le Premier ministre hongrois Viktor Orbán perd les prochaines élections, a indiqué le Premier ministre slovaque Robert Fico le 8 mars.
Le parti Fidesz d’Orbán est actuellement devancé dans les sondages par le parti d’opposition Tisza pour les élections législatives hongroises d’avril prochain. Des sondages qui placent donc dans une position très inconfortable celui qui généralement considéré comme le plus proche du Kremlin au sein de l’UE. Pour mémoire, Orbán a usé à plusieurs reprises du droit de veto de la Hongrie au sein de l’UE pour bloquer les sanctions contre Moscou et retarder l’aide à Kyiv.
Cette fois-ci, il n’entend pas laisser passer l’Ukraine recevoir ce prêt tant que le différend concernant l’oléoduc Druzhba ne sera pas résolu. Orbán exige le rétablissement complet des flux de pétrole russe vers la Hongrie et la Slovaquie, seuls pays de l’UE à importer encore du pétrole brut russe via cet oléoduc qui traverse l’Ukraine, et qui a été endommagé en janvier par des frappes russes, selon l’Ukraine.
« Pour l’instant, le prêt militaire de 90 milliards d’euros à l’Ukraine est de facto bloqué »
Sur Facebook, Fico a indiqué qu’il prévoyait d’aborder le projet de l’oléoduc lors d’une prochaine rencontre avec Ursula von der Leyen, le 10 mars.
« Combien de temps encore la Commission européenne privilégiera-t-elle les intérêts de l’Ukraine, en tant qu’État non-membre de l’UE, aux dépens des questions nationales vitales de la Slovaquie et de la Hongrie, en tant qu’États membres de l’UE ? », a-t-il prévu de demander à la présidente de la Commission européenne.
Il compte inciter von der Leyen à faire pression sur Volodymyr Zelensky pour qu’il autorise une visite de l’oléoduc, réitérant son affirmation récente selon laquelle la Slovaquie possède des images satellites secrètes démontrant que cette pipeline est toujours fonctionnelle.
« Le message principal sera que la Slovaquie est prête à prendre le relais de la Hongrie si nécessaire. Pour l’instant, le prêt militaire de 90 milliards d’euros à l’Ukraine est de facto bloqué. Mais je ne suis pas naïf « , a-t-il poursuivi.
De son côté, Kyiv affirme que l’oléoduc nécessite des réparations. En représailles, la Hongrie et la Slovaquie ont suspendu leurs exportations de diesel vers l’Ukraine, pendant qu’Orbán menace de « briser » ce qu’il décrit comme un blocus pétrolier ukrainien « par la force », relève le Kyiv Independent.
Plan B ?
Le prêt de 90 milliards d’euros, approuvé en décembre 2025, doit couvrir les deux tiers des besoins de l’Ukraine pour la période 2026-2027. L’urgence est réelle car, selon les analyses budgétaires de l’UE, l’Ukraine pourrait se retrouver en rupture de liquidités d’ici la fin avril, si ce prêt n’est pas débloqué.
Le financement a été approuvé selon la procédure de coopération renforcée du Parlement européen, qui ne requiert pas l’unanimité. Cependant le déblocage des fonds en faveur de l’Ukraine nécessite l’approbation formelle du Conseil européen.
Les 27 dirigeants vont tenter les 19 et 20 mars à Bruxelles de lever le veto de la Hongrie.
À défaut d’accord, l’UE pourrait passer au plan B : celui de la « coopération renforcée ». Elle peut être activée lorsque les objectifs de cette coopération ne peuvent être atteints dans un délai raisonnable par l’Union dans son ensemble, et à condition qu’au moins neuf États membres y participent.

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