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9 mars 2026L’AMF analyse la typologie des acteurs sur le marché actions français au cours des cinq dernières années
Au cours des dernières années, la structure du marché actions français a sensiblement évolué, sous l’effet conjugué des évolutions réglementaires, des répercussions du Brexit et de mutations structurelles. Dans ce contexte, l’Autorité des marchés financiers (AMF) a étudié, sur la période 2019-2024, l’évolution de la typologie des intervenants sur le marché actions français et l’évolution de leurs comportements d’investissement.
Dans le cadre de sa mission de surveillance des marchés financiers, et afin de mieux comprendre les dynamiques à l’œuvre, l’AMF a examiné la répartition des différentes catégories d’intervenants sur le marché actions français ainsi que l’évolution de leurs flux et de leurs stratégies au cours des cinq dernières années.
Une structure d’intervenants globalement stable, malgré des évolutions de comportement.
La typologie des intervenants est restée relativement stable depuis 2019, même si le Brexit a constitué un facteur de rupture en réduisant sensiblement la visibilité de l’AMF sur certaines catégories d’acteurs. La signature, en juin 2024, d’un accord bilatéral avec la Financial Conduct Authority a toutefois permis à l’AMF de retrouver la visibilité sur ces acteurs.
Les sociétés de gestion ressortent comme la première catégorie d’intervenants prenant des positions à l’achat ou à la vente sur le marché actions français. Leur comportement a toutefois évolué depuis 2022, date à partir de laquelle elles ont adopté une orientation globalement vendeuse sur les actions françaises. Ce changement de comportement résulte principalement de trois facteurs : un mouvement de décollecte affectant les fonds français et européens, une réallocation significative et durable des portefeuilles vers les actions américaines, ainsi que des arbitrages géographiques et sectoriels défavorables aux actions françaises.
Par ailleurs, l’étude souligne la place prépondérante des banques dans les flux. Cette position prépondérante résulte de leur modèle, qui combine des activités d’intermédiation pour la clientèle et des opérations de négociation pour compte propre. En 2024, les banques ont représenté près de 63% des montants échangés sur les actions françaises.
Évolution des flux acheteurs et rôle contracyclique des particuliers.
Parmi les évolutions notables, les émetteurs apparaissent désormais comme des acheteurs majeurs sur le marché actions français. Soutenue par la reprise et l’intensification des programmes de rachat d’actions depuis 2021, leur contribution aux flux acheteurs dépasse en 2024 celle des investisseurs particuliers.
Le poids des investisseurs particuliers dans les échanges s’est stabilisé depuis 2022, après avoir fortement augmenté durant la période Covid. Sur la période d’analyse, ces investisseurs ont adopté un comportement contracyclique, contribuant à amortir les épisodes de décrochage des marchés, que ce soit à l’échelle du CAC 40 ou des titres individuels. En outre, les grandes capitalisations du CAC 40 continuent d’être privilégiées : en 2023 et 2024, LVMH, TotalEnergies et BNP Paribas ressortent comme les valeurs les plus échangées, sans qu’une orientation particulièrement acheteuse ou vendeuse des investisseurs particuliers ne puisse être identifiée.

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