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“Le Mexique, notre pays frère, est malheureusement confronté à une croissance exponentielle des réseaux de trafic de drogues et des crimes contre la vie. Pour moi, le Mexique est le parfait exemple de ce que nous ne voulons pas devenir.”
Laura Fernández
Présidente élue du Costa Rica
Fraîchement élue, la future présidente du Costa Rica, Laura Fernández (Parti du peuple souverain, droite conservatrice), qui doit être investie le 8 mai prochain, provoque déjà des remous diplomatiques.
Dans un entretien accordé au journal mexicain Milenio le vendredi 6 mars, elle a pris le Mexique comme contre-exemple pour annoncer la ligne dure qu’elle entend adopter face à la hausse de la violence dans ce pays d’Amérique centrale.
Citée par le quotidien costaricain La Nación, la présidente élue a également souligné vouloir éviter que des situations sécuritaires sensibles, comme celles observées au Salvador, en Équateur et en Colombie, ne se reproduisent au Costa Rica.
Des propos “fort regrettables”
Les déclarations de Laura Fernández ne sont évidemment pas passées inaperçues dans les rangs du parti présidentiel mexicain, Morena (gauche). Dans une publication sur X relayée par le titre costaricain, le sénateur Gerardo Fernández Noroña a qualifié les propos de la future dirigeante de “fort regrettables”. Avant d’ajouter :
“Sa tentative de justifier sa subordination diplomatique [supposément envers Washington] en dénigrant un pays qui a fait preuve d’une profonde solidarité envers le Costa Rica révèle sa véritable nature”.
Même tonalité chez le créateur de contenu mexicain Antonio Angulo Castro, dont les propos ont été relayés par le média costaricain La Teja. Selon lui, comparer le Mexique à un pays comme le Costa Rica n’a guère de sens : “Comparer un pays ayant 25 $ fois plus d’habitants et une économie industrielle complexe à un petit pays à vocation tertiaire relève d’une analyse superficielle. Mais bon, on sait tous que [Fernández] est au service de la droite et de Donald Trump”, a-t-il fustigé.
Cet entretien accordé à Milenio intervient dans un contexte de hausse de la violence au Costa Rica. Longtemps considéré comme le pays le plus sûr d’Amérique centrale, le pays voit désormais les questions de sécurité s’imposer au cœur du débat politique. Elles ont notamment constitué l’un des axes centraux de la campagne électorale de Laura Fernández, issue du même projet politique que le président sortant, Rodrigo Chaves.
Comme le rappelle La Nación, le Costa Rica a enregistré 905 homicides en 2024, contre 654 en 2022. Une “hausse historique”, relève le quotidien.

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