
Les exportations mondiales d'armes se sont envolées avec la demande européenne, selon le Sipri
9 mars 2026
3 morts et 34 blessés dans un hôpital allemand
9 mars 2026
Vers 00H20 GMT, le baril de West Texas Intermediate (WTI, référence du marché américain), s’envolait de 18,3%, à 107,54 dollars. Il est monté jusqu’à 111,24 dollars.
Le baril de pétrole a dépassé les 100 dollars lundi en début d’échanges asiatiques, une première depuis juillet 2022, flambant de plus de 15% dans des marchés paniqués par la prolongation du conflit au Moyen-Orient, tandis que les Bourses de Tokyo et Séoul dévissaient de 6% peu après l’ouverture.
Flambée du pétrole, suspendu à Ormuz
Vers 00H20 GMT, le baril de West Texas Intermediate (WTI, référence du marché américain), s’envolait de 18,3%, à 107,54 dollars. Il est monté jusqu’à 111,24 dollars. Depuis le début de l’offensive américano-israélienne contre l’Iran, le WTI s’est apprécié de près de 60%, du jamais vu sur une période aussi courte.
À la même heure, le baril de Brent de la mer du Nord, référence du marché mondial, flambait de 16,64% à 108,11 dollars, après avoir lui aussi franchi brièvement 111 dollars. Même l’invasion de l’Ukraine par la Russie, qui avait vu le baril grimper jusqu’à 130,50 dollars début mars 2022, n’avait pas provoqué de mouvements aussi violents. Le contrat de référence sur le gaz naturel américain était lui en hausse de quelque 7%.
Au dixième jour de la guerre entre l’Iran, Israël et les États-Unis, les marchés de l’énergie restent suspendus aux développements au Moyen-Orient, où le détroit d’Ormuz, par lequel transite environ 20% de la production de pétrole et du gaz naturel liquéfié (GNL) dans le monde, reste quasi-paralysé. Et le conflit continue d’avoir de larges répercussions dans la région: le Koweït a fait état dans la nuit de dimanche à lundi d’une nouvelle attaque de missiles et de drones sur l’émirat.
L’impact d’une hausse durable sur l’Europe et l’Asie
«Nous prévoyons que le conflit sera relativement bref», mais dans le cas contraire «notre scénario pessimiste envisage une hausse durable du prix du pétrole brut à 100 dollars le baril voire plus, ce qui aggraverait problèmes de sécurité énergétique et tensions économiques dans un contexte de perturbations prolongées de l’approvisionnement énergétique», commentent les analystes de Moody’s dans une note.
«Une hausse significative et durable des prix du pétrole mettrait à rude épreuve les régions importatrices d’énergie, notamment l’Europe et l’Asie» entraînant «une augmentation des prix à la consommation et des coûts de production à l’échelle mondiale, érodant le pouvoir d’achat des ménages et pesant sur l’investissement», tandis que l’inflation contraindrait les banques centrales à relever leurs taux, poursuivent-ils.
Aux États-Unis, où le prix du carburant est un sujet sensible, le président américain Donald Trump a cependant estimé dimanche soir que la flambée du pétrole était un «tout petit prix à payer pour la paix et la sécurité des États-Unis et du monde». Les États-Unis collaborent actuellement avec des armateurs qui souhaitent faire sortir leurs tankers du Golfe persique, a indiqué le ministre américain de l’Energie Chris Wright sur la chaîne CBS, pointant un marché mondial «très bien approvisionné».

9999999
