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9 mars 2026Les footballeuses iraniennes craignent de rentrer dans leur pays après avoir gardé le silence pendant l’hymne national
C’est une image qui a marqué les esprits, le 2 mars dernier, au surlendemain de la mort du guide suprême iranien, Ali Khamenei, tué dans l’attaque israélo-américaine : les footballeuses de l’équipe d’Iran silencieuses au moment où leur hymne national retentit, avant le coup d’envoi du match contre la Corée du Sud en Coupe d’Asie des Nations en Australie. La télévision d’État iranienne avait même parlé à ce moment-là « de summum du déshonneur ». Ces joueuses doivent désormais rentrer au pays mais elles craignent pour leur sort.
Même si ces footballeuses ont de nouveau chanté leur hymne national, même si aucune d’entre elles n’a expliqué publiquement ce silence, cela a tout de même été interprété comme un acte anti-régime. L’équipe de foot masculine d’Iran avait d’ailleurs gardé le silence en 2022 lors de son entrée en lice au Qatar dans la Coupe du monde de foot.
Vers un accompagnement pour une demande d’asile ?
À l’heure, où ces Iraniennes devraient rentrer à Téhéran, plusieurs associations australiennes demandent que leur soit accordé l’asile politique. De toute façon l’espace aérien reste fermé, elles devraient donc rester en Australie une dizaine de jours jusqu’à la fin du tournoi. Mais, cela pose plusieurs questions : dans quelles conditions ? Quel est le degré de leur liberté sur place ? Sont-elles libres de leur mouvement, de leur communication ou sont-elles cloîtrées dans leur chambre d’hôtel ?
Au-delà de ce délai de 10 jours, que peut-il se passer pour elles ? La Fédération asiatique de football et la FIFA assurent surveiller la situation de près. Selon les informations de la Direction des Sports de Radio France, les instances devraient les accompagner dans leur démarche d’asile, notamment pour celles qui ne souhaiteraient pas rentrer à Téhéran, mais rien n’indique que ce soit une majorité. Elles sont nombreuses à craindre des représailles pour leur famille restée sur place.

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