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9 mars 2026Municipales 2026 : à Carcassonne, portrait d’Alix Soler-Alcaraz militant socialiste qui a rassemblé la gauche
Alors que le premier tour des élections municipales aura lieu dans moins d’une semaine, le dimanche 15 mars prochain, L’Indépendant donne la parole aux candidats. Portrait, interview à retrouver également en vidéo, et un questionnaire de Proust pour dévoiler leur personnalité : une série de rencontres pour mieux connaître celle et ceux qui briguent la mairie de Carcassonne. Deuxième épisode avec Alix Soler-Alcaraz qui a rassemblé la gauche derrière une bannière commune.
Quand on lui demande quel lieu il aurait choisi pour définir Carcassonne, Alix Soler-Alcaraz, 34 ans, répond spontanément le Pont Vieux. « Car c’est cet endroit qui fait le lien entre la Cité et la bastide », confie-t-il. Mais avec la pluie qui s’abat ce vendredi 6 mars, il a privilégié sa permanence parlementaire. On ne lui en veut pas, ça nous arrange aussi.
Le 1er tour des élections municipales approche. L’occasion pour ce militant socialiste, tête de liste de l’union de la gauche sans les insoumis, de revenir sur son parcours, tant politique que personnel ou professionnel. Alix Soler-Alcaraz n’est pas né dans une famille très politisée. « Personne ne faisait de la politique chez moi, cela restait dans la sphère privée », précise celui qui décide de s’engager à l’âge de 16 ans au Mouvement des jeunes socialistes (MJS).
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Rapidement, il est guidé « par des gens avec des valeurs comme Benoît Hamon avec une vision de la société et de la sincérité dans son engagement ». « Les personnalités politiques doivent être plus responsables en termes de respect des électeurs. Quand on est jeune, on se doit d’être vigilant sur ce point », ajoute-t-il.
Les années passent, le mandat de François Hollande se termine en lambeaux. Les roses sont fragmentées façon puzzle et connaissent une traversée du désert alors qu’Emmanuel Macron fait son entrée à l’Élysée. Alix Soler-Alcaraz fait partie de cette jeunesse socialiste déçue par le mandat qui vient de s’écouler (2012-2017). « Nous avons vécu des moments très durs où notre parti n’avait pas respecté ses engagements auprès des citoyens. Notre génération doit être garante du respect envers les Français », plaide le candidat aux municipales à Carcassonne qui deviendra 1er secrétaire fédéral du PS en 2021.
Je ne me suis jamais précipité
Pourquoi a-t-il attendu cette année-là pour devenir le numéro un des socialistes dans l’Aude ? « C’était une suite logique. J’ai estimé que c’était le bon moment. Je ne me suis jamais précipité, j’ai toujours pensé qu’il fallait prendre des engagements quand on est prêt à les assumer. Ce qui a changé à travers ces responsabilités d’être garant de l’unité de mon parti et de fédérer », détaille-t-il.
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En dehors de son engagement politique, Alix Soler-Alcaraz travaille en tant que conseiller de cabinet auprès de la présidente du Département, Hélène Sandragné. « Je l’accompagne et je la conseille. Je vais prendre un exemple : avoir un regard sur un budget de 500 millions d’€. Ce sont des choses qui m’ont beaucoup aidé avant de me présenter aux municipales », explique la tête de liste.
Dans sa vie personnelle, le candidat est également père d’un petit garçon et marié depuis bientôt dix ans. Il précise : « Je ne cherche pas à afficher ma famille, je ne la cache pas non plus. »
Union de la gauche
Favorable, comme de nombreux socialistes aujourd’hui, à l’union de la gauche, Alix Soler-Alcaraz a réussi ce coup de force, avec ses camarades du PS, d’unir une grande majorité de l’arc politique de gauche derrière sa candidature. Après d’apr réunions, il y a plus d’un an, avec autour de la table toutes les composantes, tous ont décidé de s’allier derrière une bannière commune : Carcassonne Unie. Sauf la France insoumise.
Cette dernière compte le PS, le Parti communiste français, les écologistes, le Parti radical de gauche, Place Publique et le Partit Occitan. « Rapidement les écologistes et le PC étaient d’accord pour cette volonté de fédérer. C’est également quelque chose que l’on a ressenti durant notre enquête du Printemps Carcassonnais auprès des habitants. Les électeurs de gauche étaient prêts à ça », affirme-t-il.
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À quelques jours du premier tour, la tête de liste constate « que l’on suscite un intérêt. On arrive à dépasser le seul cadre de la gauche. Nous menons une campagne respectueuse parce qu’on l’a souhaité. C’est un état d’esprit que les habitants attendent ».
Alors que la campagne s’annonce serrée, la cheffe de file de l’union de la gauche analyse que le point de bascule se fera dès le 1er tour. « Les Carcassonnais doivent voter massivement dès le 15 mars. Ce sera serré. Il faut qu’il y ait une dynamique pour le futur maire dès ce jour-là. Dans ces derniers jours de campagne, c’est la fébrilité et la violence des équipes adverses qui m’inquiètent », déplore-t-il.

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