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9 mars 2026Municipales 2026 à Narbonne : dans les quartiers nord de Crabit et des Amarats, les habitants mènent une existence paisible entre ville et campagne
L’Indépendant prend le pouls cette semaine des habitants du quartier formé par Crabit et les Amarats, à la sortie nord de Narbonne, devenu une vraie petite ville-dortoir où le calme domine et où les habitants jouissent des avantages de la campagne environnante sans avoir les inconvénients de la ville.
Au nord de Narbonne, l’avenue Anatole-France débouche sur la route de Marcorignan (D 607) et le très récent centre d’affaires La Mayrale. Un axe routier qui se poursuit au-delà de la rocade (D 6009) et partage les quartiers de Crabit et des Amarats. Ici, le tumulte de la ville est à bonne distance, le calme domine dans une ambiance villageoise. Cette zone urbaine satellite de l’aire narbonnaise n’a cessé de croître au fil des années. Des centaines de villas neuves, plus ou moins cossues, abritant des retraités mais aussi de nombreuses familles, sont sorties de terre, au point que les multiples lotissements résidentiels ne forment plus qu’un aujourd’hui, traversés par des avenues et des rues larges, dotées de ralentisseurs pour les plus fréquentées. La voirie est (forcément) encore de qualité. La vie y est paisible pour l’essentiel.
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Une surpopulation à Crabit
Chef d’entreprise et Narbonnais de souche, Ali* émet toutefois un petit bémol. Lui qui vit depuis quelques années déjà à Crabit construit actuellement une autre maison aux Amarats, avec vue sur la cathédrale de Narbonne. Une grosse vingtaine de constructions sont en effet en cours, ou à venir, impasse de la Marsanne, bordée par le chemin des Geyssières qui traverse le côté est des Amarats depuis la route de Malvézy (la D169 qui mène aussi à Moussan). « Le lotissement ici est moins grand, plus tranquille, intimiste. Il offre aussi un accès ou une sortie rapide via la route de Moussan juste en bas. À Crabit, on a construit trop de lotissements et il y a une surpopulation. Ça a tué le quartier. Ici, dans une impasse, il y a beaucoup moins de passage et c’est plus rassurant. Crabit est mal sécurisé, la nuit tombée il peut y avoir des vols, j’en ai été victime plusieurs fois. L’éclairage s’éteint à une certaine heure dans les rues et cela durera tant que sa gestion n’aura pas été rétrocédée à la Ville. » Ici aussi, inutile de chercher un commerce.
« Or, reprend Ali, au regard du nombre d’habitants, un bureau de tabac et une boulangerie ne seraient pas de trop. » Pour l’heure, les « Narbonnais du Nord » bénéficient de la relative proximité de la boulangerie Ange, au niveau du rond-point de la rocade où devrait ouvrir prochainement aussi un Carrefour City. En attendant, pour le plus gros de leurs achats alimentaires, ils n’ont besoin que de quelques minutes pour atteindre les supermarchés Lidl (au bout de l’avenue Anatole-France) ou Leclerc (à Saint-Jean Saint-Pierre).
Riverain d’une route de Marcorignan surchargée aux heures de pointe, qui dessert les villages des portes du Minervois narbonnais (Névian, Marcorignan, Saint-Marcel, Sallèles, Le Somail, Saint-Nazaire, Ginestas, Argeliers ou Bize), Philippe* ne se plaint pas, même s’il imagine la saturation supplémentaire de la route avec l’ouverture à venir d’un Carrefour City et d’un Mc Do. « Je n’entends pas la route. Certes le quartier a triplé en 10 ans, mais je n’ai pas de doléances particulières à formuler. La délinquance à Narbonne, c’est de la rigolade. On sait et la police aussi qu’il y a un peu de trafic à la Campane. Non, il faudrait surtout que la municipalité se batte davantage pour faire venir les entreprises afin de créer de l’emploi et capter les jeunes, car Narbonne est vieillissante. »
Une boulangerie bientôt complétée d’un petit supermarché et d’un restaurant
Ne cherchez pas les commerces de proximité de part et d’autre de la route de Marcorignan, ni à Crabit ni aux Amarats. Il n’y en a pas, si l’on admet que le traiteur L’Auberge espagnole ne peut pas être considéré comme tel. Une petite exception toutefois, la présence depuis quelques années, rue du Père Clément, de la boulangerie Ange, qui propose aussi un espace de restauration rapide. Un commerce idéalement situé au niveau du rond-point de la rocade nord, qui capte de nombreux automobilistes empruntant la rocade et la route de Marcorignan. Une exception qui n’en sera plus une lorsqu’ouvriront à côté d’Ange un petit supermarché (Carrefour City) et une nouvelle enseigne de restauration rapide (Mc Donald’s). Le bâtiment qui abritera le premier est déjà construit, le parking restant à finaliser, le terrassement de la seconde est en cours.
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Un quartier (trop ?) calme malgré quelques incivilités
Originaires de Touraine, Christine et Claude, un couple de retraités attiré par le soleil du Sud, vivent à Crabit depuis 7 ans. Eux aussi se sentent bien ici. « Il y a une majorité de retraités, donc c’est calme. Il y a bien deux ou trois fêlés qui roulent trop vite. Il y a bien quelques crottes de chien sur les trottoirs, malgré de nombreux distributeurs de sac à crotte. Tout ça, ce sont des incivilités et la Ville n’y peut pas grand-chose. Bon, c’est vrai qu’on manque de containers à ordures. Cinq maisons viennent de se faire dans notre secteur, avec des enfants, ce qui augmente nécessairement le volume des poubelles. Les commerces ? C’est un quartier dortoir. Nous ne sommes qu’à un kilomètre à pied de Leclerc et de la pharmacie de Saint-Jean Saint-Pierre, par la passerelle de la Campane. »
La proximité de la Campane et du canal
Paul, un autre retraité, a quitté la région lyonnaise. « Je voulais changer d’air et cherchais le soleil. » Vivant au cœur de Crabit depuis 2019, pour lui, « le quartier est désert, trop calme. Les gens travaillent pour l’essentiel et les enfants sont à l’école. » Il fait néanmoins état de quelques nuisances, « pas mal de petites motos bruyantes et des gens qui roulent un peu trop vite ». Mais apprécie la proximité de la ville et ses commerces. « On n’est pas loin de Leclerc et de l’avenue Anatole-France. On n’a même pas besoin de prendre la voiture car on est à un quart d’heure en bus. » Vététiste, il apprécie par ailleurs la proximité du parc de la Campane ou du canal de la Robine. À Crabit et aux Amarats, les habitants bénéficient plutôt des avantages de la campagne environnante sans les inconvénients de la ville.
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