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LUDOVIC MARIN / AFP
Guerre en Ukraine : ou en sont les négociations de paix avant la rencontre de Macron et Zelensky à Londres (Photo de Volodymyr Zelensky et Emmanuel Macron en bout de table lors d’une rencontre à l’Élysée pour discuter de l’accord de paix en septembre 2025)
• La teneur des discussions restent floues, mais dépendrait désormais de deux questions cruciales, selon l’émissaire américain pour l’Ukraine.
• Les frappes russes continuent, privant des milliers d’Ukrainiens de chauffage et d’eau, selon Zelensky.
Les pourparlers continuent pour tenter de trouver un accord de paix entre la Russie et l’Ukraine. Emmanuel Macron doit rencontrer ce lundi 8 décembre à Londres Volodymyr Zelensky, le Premier ministre britannique Keir Starmer et le chancelier allemand Friedrich Merz, pour faire le point sur « les négociations en cours dans le cadre de la médiation américaine ».
« Nous devons continuer à faire pression sur la Russie pour la contraindre à la paix », a déclaré samedi sur X Emmanuel Macron, réitérant son « soutien indéfectible » à Kiev et condamnant « avec la plus grande fermeté » les nouvelles frappes qui ont ciblé l’Ukraine.
Depuis la présentation du plan américain il y a trois semaines, l’Union européenne tente de peser sur un texte dont la première version avait été perçue comme très favorable aux intérêts russes et négocié par l’émissaire de Donald Trump, Steve Witkoff, critiqué pour sa proximité avec Moscou.
Trois jours de discussion en Floride
Ce week-end, négociateurs ukrainiens et américains se sont retrouvés pour trois jours de discussions consécutifs à Miami en Floride. Ils se sont entretenus samedi au téléphone avec Volodymyr Zelensky. « Les questions clés qui pourraient garantir la fin de l’effusion de sang » et « le risque que la Russie ne tienne pas ses promesses » ont été abordées, a assuré ce dernier sur les réseaux sociaux.
Ukrainiens et Américains se sont accordés pour affirmer que « tout progrès réel vers un accord dépendait de la volonté de la Russie de s’engager sérieusement en faveur d’une paix durable », a affirmé la diplomatie américaine. Elle a ajouté que les participants s’étaient « mis d’accord sur le cadre des arrangements de sécurité (…) et des capacités de dissuasion nécessaires pour maintenir une paix durable » après un cessez-le-feu.
Emmanuel Macron s’est aussi entretenu avec son homologue ukrainien par téléphone. « J’ai partagé (avec lui) ce que mes derniers entretiens internationaux, notamment en Chine, ont permis de clarifier et d’engager », a-t-il écrit au cours du week-end, sans plus de précision.
Plus que deux questions à régler ?
Mais alors qu’en est-il à l’heure actuelle du fameux accord ? Peu de détails ont filtré sur la teneur du plan américain amendé depuis sa première version. Après la visite des envoyés américains à Moscou mardi dernier, le Kremlin a déclaré que des progrès avaient été réalisés mais qu’il restait « beaucoup de travail. »
Volodymyr Zelensky a expliqué de son côté, samedi, attendre le retour des deux négociateurs ukrainiens, Roustem Oumerov, et le chef d’état-major des forces armées, Andriï Gnatov, « avec un rapport détaillé » des nouveaux pourparlers de Floride. Dans un communiqué, le département d’État a précisé que les participants « ont discuté des résultats » de la réunion à Moscou et qu’Oumerov a réaffirmé que la priorité de l’Ukraine était de parvenir à un accord « qui protège son indépendance et sa souveraineté ». De quoi imaginer une issue proche ?
L’émissaire américain pour l’Ukraine Keith Kellogg a déclaré, samedi, qu’un accord de paix pour mettre fin à la guerre était « très proche. » Selon lui, il ne dépendait plus que de deux questions cruciales, à savoir le futur de la région du Donbass, et le sort de la centrale nucléaire de Zaporijjia et ses environs.
C’est dans ce contexte que Donald Trump a mis une fois de plus la pression sur son homologue ukrainien. « Je dois dire que je suis un peu déçu que le président Zelensky n’ait pas encore lu la proposition. Elle convient à la Russie, vous savez je pense que la Russie préférerait avoir tout le pays mais je ne suis pas sûr que cela convienne à monsieur Zelensky », a-t-il déclaré dimanche lors d’une soirée de gala à Washington.
Toujours de nouvelles frappes russes contre l’Ukraine
Ces discussions diplomatiques interviennent au moment où des nouvelles frappes russes massives contre des infrastructures ukrainiennes ont privé samedi de chauffage et d’eau des milliers de foyers à travers le pays.
« Les principales cibles de ces frappes ont, une fois de plus, été des installations énergétiques. L’objectif de la Russie est d’infliger des souffrances à des millions d’Ukrainiens », a réagi Volodymyr Zelensky sur les réseaux sociaux.
Selon l’armée ukrainienne, 653 drones et 51 missiles russes ont visé le pays dans la nuit de vendredi à samedi, ciblant essentiellement des sites énergétiques et privant de chauffage et d’eau des milliers de foyers.

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