
Guerre au Moyen-Orient : c’est arrivé seulement 5 fois dans l’histoire… Alors que les prix du pétrole flambent, le G7 tenté de libérer une partie de son stock d’urgence
9 mars 2026
Il avait démembré et abandonné son corps, 30 ans de réclusion requis pour un féminicide
9 mars 2026
Aurelien Meunier / Getty Images
Condamnés en 1946 pour le meurtre d’un garde-chasse dans l’Indre, Raymond Mis et Gabriel Thiennot pourraient être rejugés après une nouvelle décision de la Cour de cassation.
Près de quatre-vingts ans après les faits, l’affaire Mis et Thiennot connaît un nouveau tournant. Comme l’a révélé Ici Berry, la commission d’instruction de la Cour de cassation a décidé ce 19 février d’ouvrir la voie à un procès en révision à titre posthume pour Raymond Mis et Gabriel Thiennot.
Les deux hommes avaient été condamnés pour le meurtre du garde-chasse Louis Boistard, tué en décembre 1946 dans l’Indre. À l’époque, ils avaient signé des aveux avant de se rétracter, affirmant que ceux-ci leur avaient été arrachés sous la contrainte. Malgré ces contestations, ils avaient été reconnus coupables à plusieurs reprises par des jurys d’assises.
Huit ans plus tard, en 1954, ils avaient obtenu une grâce présidentielle, ce qui avait eu pour effet de suspendre l’exécution de la peine. Cela ne remettait cependant pas en cause la culpabilité inscrite dans le jugement. Depuis, leurs familles et leurs soutiens n’ont cessé de réclamer une révision du procès et ont déposé plusieurs requêtes successives.
Une première décision favorable avait déjà été rendue en 2023, mais elle avait été annulée pour un vice de procédure, obligeant la justice à réexaminer le dossier. Cette nouvelle décision marque donc une étape décisive puisque le procès en révision pourra bien avoir lieu.
Concrètement, cela signifie qu’une juridiction devra se prononcer à nouveau sur les éléments du dossier et déterminer si la condamnation doit être confirmée ou annulée. Huit décennies après le crime, l’affaire relance un débat ancien sur les méthodes d’enquête de l’après-guerre et sur la reconnaissance d’éventuelles erreurs judiciaires.

9999999
