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10 mars 2026
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10 mars 2026Carburants, Bourses, or, Bitcoin… Visualisez les effets de la guerre au Moyen-Orient en neuf points
L’embrasement du Moyen-Orient, région au centre de nombreux flux commerciaux et financiers, a secoué l’ensemble de l’économie, des matières premières aux marchés boursiers.
Places financières criblées des missiles, exportations d’énergie à l’arrêt, corridors commerciaux paralysés : il n’aura pas fallu longtemps pour que l’onde de choc de la guerre au Moyen-Orient, centre névralgique du commerce international, n’atteigne l’ensemble de l’économie. Dix jours après la première salve de missiles israéliens sur Téhéran, les premiers effets se font déjà sentir et pourraient s’amplifier dans les jours à venir.
La capacité de régénération démontrée jusque-là par le régime des Mollahs, qui semble éloigner toute perspective de résolution rapide du conflit, nourrit les craintes d’un choc économique plus large. Le Figaro fait le point sur les principaux bouleversements économiques causés par le conflit au Moyen-Orient.
Flambée du pétrole en amont…
Sans surprise, c’est le pétrole, dont 48% des réserves mondiales se trouvent au Moyen-Orient, qui pâtit le plus de l’embrasement régional. Depuis le déclenchement du conflit, la circulation des pétroliers sur le détroit d’Ormuz, où transite 20% de la consommation mondiale de pétrole, est rendue extrêmement difficile par les Gardiens de la Révolution iraniens. Sur ce fin corridor commercial situé entre le littoral sud de l’Iran et l’extrémité nord de l’Oman et des Émirats arabes unis, la puissante organisation a menacé de couler chaque navire le traversant, faisant chuter le trafic maritime.
Si pour Donald Trump, la hausse du cours de l’or noir n’est «qu’un tout petit prix à payer», l’évolution de l’indice de Brent, qui a tutoyé le seuil de 120 euros ce lundi, suggère une véritable flambée qui aura d’importantes répercussions sur le prix des produits énergétiques. Les prix ont, depuis, redescendu, repassant mardi sous la barre des 90 dollars.
… Et flambée des carburants en aval
En aval, justement, la flambée des cours de l’or noir a d’importantes répercussions. Les automobilistes ont pu s’en rendre compte : en Europe comme aux États-Unis, les prix à la pompe ont bondi, en quelques jours seulement. En France, selon les données du gouvernement, la hausse est spectaculaire. La semaine dernière, le litre de gazole s’affichait en moyenne à 1,9525 euro, un montant en progression de 25,16 centimes sur sept jours. Du jamais vu depuis de longs mois : en dix ans, les prix n’avaient grimpé aussi vite qu’au moment du déclenchement de l’invasion russe en Ukraine, en février 2022. Sur un plein d’une cinquantaine de litres, cela représente ainsi 18 euros supplémentaires depuis le début de l’année.
Même constat du côté de l’essence : le prix du SP95-E10 a augmenté de 8,3 centimes en moyenne la semaine dernière, et une dynamique similaire est observée du côté du SP95 et du SP98. Ces différents carburants tournent ainsi entre 1,8429 euro et 1,8986 euro le litre.
En Europe, les prix du gaz naturel doublent
Certes, l’augmentation constatée est moins impressionnante que dans les premiers jours de l’invasion de l’Ukraine par la Russie, où le cours du gaz naturel avait atteint 330 euros. Mais la quasi-fermeture du détroit d’Ormuz illustre de nouveau la dépendance aux importations du vieux continent pour cette source d’énergie alors que l’indice de référence Dutch TTF Natural Gas a doublé depuis le déclenchement des hostilités.
Or : ruée vers la valeur refuge
En forte progression ces derniers mois, la valeur refuge par excellence a grimpé jusqu’à près de 5400 dollars le lundi 2 mars, au début des hostilités. Un niveau élevé, mais légèrement en dessous du pic de 5600 dollars enregistré fin janvier, qui porte l’augmentation annuelle à déjà 20,56% selon le Comptoir National de l’Or, dès les deux premiers mois de 2026.
Les prix de l’urée explosent, inquiétudes sur les marchés agricoles
Du côté du commerce agricole, le blocage du détroit d’Ormuz, où transite un tiers du commerce mondial de fertilisants, génère également d’importantes perturbations. À ce titre, l’augmentation des prix de l’urée, un engrais azoté fortement répandu, fait craindre de fortes tensions sur le marché des intrants.
Marchés boursiers : le CAC 40 a fortement reculé
L’indice de référence du marché boursier français est en difficulté depuis le premier jour du conflit, malgré des niveaux records enregistrés en février. Miné par l’incertitude géopolitique et l’augmentation du prix des matières premières, le CAC 40 enregistrait ce lundi matin une perte de 2,29% à l’ouverture. Mardi, il a ensuite rebondi, rassuré par des déclarations de Donald Trump.
Forte hausse du Bitcoin
La cryptomonnaie a profité de sa réputation «d’or numérique» pour rebondir et atteindre 62.546 euros le 4 mars. Craignant des perturbations sur les circuits bancaires traditionnels et attirés par sa disponibilité 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, les nouveaux acquéreurs du Bitcoin ont renforcé son statut de valeur refuge digitale.
Le cours de l’aluminium augmente fortement
Les ressources énergétiques ne sont pas les seules matières premières dont l’approvisionnement est compromis par le blocage du détroit d’Ormuz par les Gardiens de la Révolution. À ce titre, l’aluminium est singulièrement frappé, alors que les monarchies du Golfe (Koweït, Bahreïn, Arabie saoudite, Émirats, Oman) représentent près de 10% des exportations mondiales d’aluminium primaire. Ces dernières se dirigent surtout vers l’Europe et les États-Unis.
Face à l’incertitude, les taux d’intérêt des dettes souveraines européennes grimpent
C’est une conséquence logique, mais préjudiciable des séquences de turbulences géopolitiques: le taux d’intérêt des dettes souveraines européennes augmente. L’incertitude générée par les conflits internationaux pousse en effet les prêteurs à exiger une prime de risque plus élevée, tirant les taux d’emprunt à la hausse. Un phénomène particulièrement éloquent pour les principaux pays de la zone euro. À ce titre, le taux d’intérêt de la dette française a augmenté de 0,296 point de pourcentage entre la veille du conflit – le 28 février – et le vendredi 6 mars, journée où le taux a culminé à 3,514%

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