
Face à la hausse du carburant, le PS propose de ressortir un « chèque énergie »
10 mars 2026
« Les soignants m’ont encouragé à continuer » : à presque 90 ans, Jacques Bruguière à nouveau candidat aux élections municipales
10 mars 2026
Le constructeur français Renault a annoncé ce 10 mars 2026 vouloir arrêter la vente de voitures thermiques d’ici 2030, en avance sur les temps de passage promus par l’Union européenne. A cette date, chaque voiture neuve vendue par la marque au losange sera soit un véhicule 100% électrique, soit une hybride. Une annonce qui surprend mais qui fait sens explique ce mardi sur RMC un spécialiste de l’automobile.
Les prix de l’essence et le diesel continuent d’augmenter à la pompe. Un problème que les aficionados de Renault pourraient bientôt ne plus connaître alors que le constructeur français a annoncé ce lundi vouloir mettre fin à la vente de ses véhicules thermiques d’ici 2030.
Cette année-là, une Renault neuve sera soit tout électrique, soit hybride. Fini les modèles fonctionnant uniquement à l’essence ou au diesel pour la marque au losange, qui vend pourtant encore aujourd’hui 40% de voitures thermiques en Europe. Dans le cadre de son plan stratégique 2026-2030, Renault vise 100% de ventes électrifiées en Europe et au moins 50% en dehors de l’Europe avec 16 nouveaux modèles de voiture lancés sur cette période.
Il y a 5 ans Renault s’était déjà fixé l’objectif de 100% de ventes électriques pour 2030… mais face à un marché moins florissant que prévu, Renault a revu ses ambitions à la baisse. La marque ouvre désormais la porte aux véhicules hybrides pour atteindre son objectif, s’alignant ainsi sur les objectifs de l’Union européenne.
« On les voyait venir », explique ce mardi sur RMC Story Pierre-Olivier Marie, rédacteur en chef de Caradisiac.com qui assure que Renault en plus de l’électrique et de l’hybride va miser sur une nouvelle technologie, le prolongateur d’autonomie ou range extender en anglais: « C’est une nouvelle technologie qui ajoute un petit moteur thermique sur les voitures électriques familiales qui permet de recharger le moteur électrique. C’est un moyen de rassurer les acheteurs qui ont un peu peur des problèmes d’autonomie que peut poser un moteur électrique », détaille-t-il.
Avec cet infléchissement, Renault va prendre la route inverse de son rival Stellantis, propriétaire des marques Peugeot et Citroën qui a annoncé il y a quelques jours relancer des modèles essence et diesel.
Renault veut rivaliser avec les constructeurs chinois
« L’industrie automobile européenne est terrifiée face à l’arrivée des constructeurs chinois et de leurs voitures électriques compétitives », analyse sur RMC Pierre-Olivier Marie. C’est dans ces conditions que Renault veut faire mieux que ce qu’impose l’Union européenne et la fin de la vente de nouveaux véhicules thermiques à l’horizon 2035.
« C’est un effet d’annonce dans une industrie compétitive. Renault veut dire ‘on a les technologies qui vont bien, on est capables de rivaliser avec les meilleurs et on veut se positionner parce qu’on a une vision à long terme en prenant pied le plus tôt possible' », croit savoir le rédacteur en chef de Caradisiac.com.
Il cite l’exemple de la R5, la citadine électrique de Renault, l’une des plus vendues en Europe et en France.
Suffisant pour rivaliser avec les modèles chinois notamment les voitures de BYD? « Cela ne va pas être facile mais arriver en premier et monopoliser l’effet d’annonce va leur permettre de prendre de l’avance sur la concurrence. Quand cette dernière fait un pas de côté, ce n’est pas idiot de prendre de l’avance », conclut-il.

9999999
/2026/02/22/crypto8-699ae4fd84807817120725.jpg?w=960&resize=960,750&ssl=1)