
L’Amérique et l’Iran se disputent le contrôle du détroit d’Ormuz
10 mars 2026
les maigres souvenirs, par flashs, d’une cavale en tractopelle en état d’ivresse
10 mars 2026Les bombardements israélo-américains se sont poursuivis, notamment dans la capitale iranienne, dont un habitant, cité par The New York Times, déclarait, après la très dure nuit de lundi à mardi : “S’ils continuent à frapper Téhéran comme ça pendant encore dix jours, il ne restera plus rien.” Plusieurs Iraniens qu’a contactés le quotidien à Téhéran mais aussi à Karadj, à l’ouest de la capitale, “affirment que les bombardements sont parmi les pires qu’ils aient vécus depuis le début de la guerre”.
Des témoignages recueillis avant que le ministre de la Défense américain, Pete Hegseth, ne déclare que ce 10 mars serait “la journée la plus intense de frappes” contre Téhéran, secouée par de nouvelles explosions ce soir. “Nous ne céderons pas tant que l’ennemi n’aura pas été vaincu de manière totale et définitive”, a fait savoir le chef du Pentagone lors d’une conférence de presse.
Pas moins de “759 300 personnes ont été déplacées et se sont inscrites au registre mis en ligne par les autorités”, rapporte ce mardi soir L’Orient-Le Jour, au Liban, alors que l’offensive israélienne visant le Hezbollah se poursuit dans le pays. Ces personnes sont hébergées dans des bâtiments publics, notamment à Beyrouth, ou bien dorment dans des voitures ou dans la rue, selon le New York Times.
L’Orient-Le Jour a appris que les États-Unis avaient “envoyé un message fort à Beyrouth ce mardi : il doit agir rapidement pour mettre fin à toute activité militaire du Hezbollah” mais aussi “engager des négociations directes avec Israël afin de parvenir à un accord de paix”. “Tant que le Liban n’aura pas engagé de démarches sérieuses et concrètes, le feu vert [de Washington] permettant à Tel-Aviv de poursuivre ses opérations militaires restera en vigueur”, résume le journal libanais.
Après avoir flambé, les prix du pétrole sont nettement redescendus, souligne The Wall Street Journal, et ce pour deux raisons principales : “l’espoir que les principales économies mondiales ouvrent les vannes des réserves stratégiques de pétrole”, comme évoqué entre pays du G7, “et les déclarations du président Trump indiquant que la durée des hostilités sera limitée”, des propos toutefois très ambigus.
Le site Axios affirme ce mardi que Washington a demandé hier à Israël de ne pas continuer à cibler les infrastructures énergétiques et notamment pétrolières de l’Iran, après le bombardement de dépôts de carburant près de Téhéran dans la nuit du 7 au 8 mars, avec pour conséquence un immense panache de fumées toxiques au-dessus de la capitale. Ce serait “la première fois que le gouvernement Trump restreint Israël” depuis le début du conflit.
Selon CNN, le gouvernement Trump discute par ailleurs d’un nouvel assouplissement des sanctions sur les exportations de pétrole russe. “C’est un nouveau signe des conséquences en cascade de la guerre israélo-américaine sur d’autres fronts”, souligne le New York Times. Washington a déjà annoncé “une exemption de représailles durant trente jours pour l’achat par l’Inde de pétrole russe qui se trouve déjà sur un navire en mer”.
“Les bombardements des États-Unis et d’Israël ont tué environ 1 300 personnes en Iran, selon les autorités iraniennes, tandis que les attaques de l’Iran à travers le Moyen-Orient ont fait au moins 30 victimes”, résume le New York Times. Au Liban, le ministère de la Santé a recensé 570 morts au total jusqu’à mardi 17 heures, ainsi que plus de 1 400 blessés, rapporte L’Orient-Le Jour.
Pour mieux comprendre la situation, plusieurs articles à lire sur notre site :
Le rédacteur en chef du quotidien panarabe Al-Araby Al-Jadid revient sur les excuses présentées le 7 mars par le président iranien aux pétromonarchies du Golfe, balayées dans la foulée par une salve de missiles et de drones tirés contre ces pays. Pour lui, les Gardiens de la révolution tiennent désormais totalement les rênes et font fi des autres pôles du pouvoir.
Le principal terminal pétrolier d’Iran, par où transitent neuf barils sur dix partant pour l’étranger, est une île de 6 kilomètres de longueur dans le nord du golfe Arabo-Persique. Pourquoi a-t-elle été épargnée par les bombardements depuis le début de l’opération Furie épique ?
Pendant que Trump improvise, Nétanyahou veut détruire le régime iranien coûte que coûte. Quitte à provoquer une guerre civile désastreuse pour la région, avertit le journaliste Fareed Zakaria dans les colonnes du Washington Post. Il appelle les États-Unis à agir pour éviter ce scénario.
À Van, ville majoritairement kurde proche de la frontière avec l’Iran, la perspective de l’arrivée de réfugiés iraniens fuyant la guerre ne suscite pas de rejet mais inquiète la population en raison de la situation économique déjà mauvaise, raconte ce reportage d’une journaliste du quotidien turc de gauche Evrensel.

9999999
