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Si vous cherchez du travail, votre prochain entretien d’embauche se passera peut-être… avec une IA. Ce n’est pas de la science-fiction, c’est déjà une réalité. Anthony Morel a testé pour RMC cette expérience assez déroutante, mais qui va devenir monnaie courante: passer son entretien avec un recruteur virtuel.
Pour les besoins de l’expérience, RMC a simulé une reconversion dans la vente de prêt-à-porter. On a laissé un numéro de téléphone sur un formulaire rempli en ligne et, immédiatement, Adèle a rappelé. Adèle, c’est le nom de cette recruteuse virtuelle développée par la startup française AllinOne, à laquelle plusieurs dizaines d’entreprises font déjà appel.
Un verdict en 30 secondes chrono
L’entretien est rapide et efficace. La recruteuse pose des questions et on répond en langage naturel, comme on le ferait face à un humain: l’expérience dans la vente, la gestion d’un conflit avec un client, mes prétentions salariales… Elle écoute attentivement. En 3 minutes chrono, l’entretien est plié.
Et 30 secondes plus tard, le verdict tombe par mail: la candidature n’est pas retenue. La prestation a été notée 7/10. Car c’est ça le gros point positif: à la fin de la discussion, on obtient un retour hyper détaillé. En points forts, elle indique la motivation et les trois années de vente au rayon horlogerie des Galeries Lafayette (inventées pour le test). En revanche, nous n’avons pas été convaincant sur la gestion du conflit. L’IA donne enfin des recommandations pour les prochains entretiens. Ça change du sempiternel « on vous rappellera ».
Le « recruteur qui n’a jamais faim »
L’avantage est surtout du côté des entreprises: un gain de temps considérable. La machine peut réaliser des centaines d’entretiens en même temps sans intervention humaine. L’idée est d’écrémer au maximum avant d’arriver à une poignée de profils qui passeront, eux, devant un humain.
D’autres startups vont encore plus loin: là où l’entretien était téléphonique, l’australien FairgoAI vous met carrément face à un avatar de recruteur. L’intérêt, c’est que tous les candidats sont logés à la même enseigne. En tout cas en théorie. C’est l’argument du côté égalitaire, qui dépasse le côté déshumanisant: la décision de la machine ne sera jamais biaisée par un préjugé ou par l’humeur du moment du recruteur, selon qu’il a bien ou mal mangé à la cantine.
Sa force, c’est sa constance. S’il voit passer 10 ou 1.000 personnes, l’algorithme va leur donner la même attention. Et ce n’est pas faire injure aux DRH: une récente étude conduite auprès de juges montrait que les décisions varient fortement en fonction de leur taux de sucre dans le sang. Après le déjeuner, ils donnent plus de mises en liberté conditionnelles! L’IA, elle, garde toujours la même grille d’analyse.

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