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10 mars 2026
Donald Trump assure que le conflit va « se terminer bientôt »
10 mars 2026Donald Trump promet la fin de la guerre en Iran pour « bientôt » mais menace aussi de frapper « beaucoup plus fort »
SAUL LOEB / AFP
Devant la presse, Donald Trump affirme que la guerre contre l’Iran est « bien en avance » tout en agitant la menace de nouvelles frappes.
Dix jours après le début des frappes américaines et israéliennes contre l’Iran, Donald Trump a tenté lundi 9 mars de reprendre le contrôle du récit de la guerre au Moyen-Orient. Depuis le lancement de l’offensive, le président américain s’était contenté de brefs échanges avec les journalistes. Cette fois, devant la presse réunie à Miami, il a voulu afficher une certitude : selon lui, le conflit toucherait déjà à sa fin.
« La guerre va se terminer bientôt », a-t-il assuré, affirmant que l’opération militaire était « bien en avance » sur le calendrier de quatre à cinq semaines qu’il avait lui-même évoqué.
Au cours de son discours, Donald Trump a dressé un bilan très détaillé de l’offensive. « Plus de 5 000 cibles » ont été frappées, a-t-il affirmé, visant notamment « la production d’électricité ou d’autres choses ». Il assure aussi que les « lanceurs de missiles iraniens sont pratiquement éliminés » et que les bombardiers américains B-2 ont largué « plus de 2 000 livres [plus de 900 kg] de bombes » sur l’Iran. Une opération que le président américain qualifie de succès « sans précédent ».
Mais à mesure que la prise de parole avançait, le discours a changé de tonalité. Dans le même temps, Donald Trump a multiplié les avertissements à l’égard de Téhéran. Si l’Iran tentait de bloquer le détroit d’Ormuz (ce passage stratégique par lequel transite près d’un cinquième du pétrole mondial), les États-Unis frapperaient « beaucoup, beaucoup plus fort ». « Je ne laisserai pas un régime terroriste tenir le monde en otage et tenter de stopper l’offre mondiale de pétrole », a-t-il lancé.
Le président américain a même assuré que les États-Unis pourraient « détruire l’Iran en un jour » si Washington décidait d’aller jusque-là.
Une « excursion de courte durée »
À l’entendre, l’Iran aurait déjà perdu l’essentiel de ses capacités militaires. Washington affirme avoir frappé plus de 5 000 cibles et détruit plus de cinquante navires iraniens, dans une opération menée en coordination avec Israël. Toujours selon Donald Trump, l’Iran ne disposerait désormais plus « ni de marine, ni de communications, ni de force aérienne ».
Quelques heures plus tôt, devant des élus républicains réunis à Miami, il avait même qualifié la guerre d’« excursion de courte durée ».
Mais cette certitude affichée s’est heurtée à une question d’un journaliste. « Monsieur le Président, vous dites que c’est quasiment fini, mais au même moment votre secrétaire à la Défense dit que ce n’est que le début », lui a-t-il fait remarquer. Donald Trump a balayé la contradiction d’un revers de main : « Vous avez raison… En fait c’est pareil ! » avant d’encenser Pete Hegseth, son ministre de Défense comme l’un « des meilleurs de l’Histoire » du pays.
Derrière ces déclarations triomphales, les objectifs réels de l’offensive restent difficiles à cerner. Officiellement, Washington affirme vouloir neutraliser les capacités balistiques iraniennes et empêcher le pays de se doter de l’arme nucléaire. Mais Donald Trump a aussi laissé entendre que l’issue du conflit pourrait aller bien au-delà. « Le régime des mollahs va bientôt être éliminé », a-t-il lancé.
Interrogé sur la nomination de Mojtaba Khamenei comme nouveau guide suprême de l’Iran, après la mort de son père Ali Khamenei, le président américain s’est dit « déçu par ce choix ». « Nous pensons que cela ne fera que perpétuer les problèmes que connaît déjà ce pays », a-t-il expliqué.
Poutine veut « aider et être utile »
Donald Trump a également évoqué un échange téléphonique avec Vladimir Poutine. « J’ai eu un excellent appel avec le président Poutine », a-t-il raconté. « Il veut aider et être utile… Je lui ai dit que tu pourrais être encore plus utile si tu mets un terme à la guerre en Ukraine. » Selon lui, son homologue russe aurait été « très impressionné » par l’opération militaire menée par Washington en Iran.
Le président américain a par ailleurs évoqué l’attaque meurtrière contre une école iranienne, qui a fait 168 morts selon l’Unicef et que Téhéran impute à un missile Tomahawk américain. « Une enquête est en cours », a-t-il simplement déclaré, sans donner davantage de précisions.
À Téhéran, la réaction n’a pas tardé. Les Gardiens de la Révolution ont répliqué que la République islamique déciderait elle-même de la fin du conflit. « C’est nous qui déciderons de la fin de la guerre », ont-ils affirmé.

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