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La guerre au Moyen-Orient et le blocus du détroit d’Ormuz a fait exploser le prix du baril de pétrole. Déjà à la pompe, l’essence et le diesel explosent. De quoi faire craindre le retour de l’inflation comme en 2022 dans la foulée de la guerre en Ukraine. Et on sait déjà quels produits pourraient voir leur prix augmenter et égratigner le pouvoir d’achat des Français.
Le baril de pétrole navigue autour des 100 dollars alors que la guerre entre Israël, les Etats-Unis et l’Iran se poursuit autour du Golfe persique et que Teheran bloque le détroit d’Ormuz. Si les prix de l’essence et notamment le diesel s’envolent déjà, la crainte du retour d’une inflation galopante comme est dans toutes les têtes.
Faut-il donc s’attendre à voir la majorité des prix augmenter comme dans la foulée de la guerre en Ukraine en 2022? « Je ne pense pas », tempère ce mardi 10 mars 2026 sur le plateau d’Apolline Matin Yves Puget, directeur de la rédaction du magazine LSA, spécialisé dans la consommation.
« La guerre en Ukraine a éclaté en février 2022, l’inflation a commencé en août 2021 avec la production du blé. L’alimentaire c’est la matière première et ça va dépendre des coûts de production. Cette inflation de 22% en 2 ans, énorme et jamais vue, tout était arrivé en même temps », poursuit-il sur RMC Story.
« Je ne crois pas au scénario du +22% »
« Là, il y a la guerre en Iran, le pétrole qui fait du yo-yo et monte beaucoup et des conséquences mais on n’est pas du tout dans la même situation, je ne crois pas au scénario du +22% », veut rassurer Yves Puget.
Reste que le baril de pétrole en hausse peut bien entraîner dans son sillage une inflation sur certains produits avec « un effet domino »: « Il peut y avoir un effet domino sur les emballages ou le plastique. La production va coûter plus cher aussi: quand vous faites des bières, de la glace, du papier toilette ou lorsque vous avez des fruits et légumes sous serre, ça demande de l’énergie et à court terme ou moyen terme, les prix peuvent augmenter ».
Autre point de crispation, le coût du transport avec la hausse du baril de pétrole: « Cela peut avoir une incidence sur le prix des containers, passé de 1.200 à 10.000€ avec la guerre en Ukraine, retombé à 1.500€ mais c’est surtout le prix du gasoil pour le camion qui livre les magasins », prévient Yves Puget sur RMC.
L’Etat dans l’attente de l’évolution de la situation?
Sur le volet de l’essence, de nombreuses voix appellent l’Etat à un geste mais Yves Puget ne croit pas à une réduction des taxes pour faire baisser la facture des automobilistes à la pompe: « La vraie question, c’est combien de temps ça va durer? L’Etat ne peut pas changer de stratégie sur sa TVA, ce n’est pas la même chose si on part sur une guerre de 6-8 mois ou si ça s’arrête dans quelques jours ».
Les artisans dépendants du prix de l’énergie comme les boulangers gravement impactés par la dernière crise, pourraient avoir un sursis en tout cas croit savoir Yves Puget: « Les petites entreprises qui ont besoin d’électricité ou de gaz ont des contrats annuels en général, la renégociation pourra être difficile. Mais les centrales nucléaires se sont remises à marcher, on a moins de problèmes d’électricité qu’il y a 2-3 ans ». Pour le pouvoir d’achat des Français, le pire pourrait donc être évité.

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