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Le prix du baril de pétrole a bondi de 30% lundi, atteignant les 120 dollars. Invité d’Estelle Midi ce mardi 10 mars, Pierre Chasseray, délégué général de 40 millions d’automobilistes, a critiqué la politique fiscale du gouvernement et détaillé l’avancée de son opération « Balance ton plein » alors que les tarifs à la pompe dépassent parfois les 2,10€.
L’envolée des cours du brut, provoquée par les tensions au Moyen-Orient et le blocage du détroit d’Ormuz, se traduit par une hausse brutale des tarifs en station-service. Si le gouvernement mise sur des contrôles pour éviter les abus, l’association 40 millions d’automobilistes estime que le problème est avant tout structurel.
La fiscalité dans le viseur
Pour Pierre Chasseray, la part des taxes dans le prix au litre constitue un frein majeur à l’activité économique. Il a fustigé ce qu’il appelle un « prélèvement direct sur le salaire » qui pénalise la mobilité des travailleurs:
« La fiscalité sur les carburants, c’est l’inverse du principe de l’économie. Pour générer de la croissance, il faut générer de la consommation. Là, on dit à quelqu’un: « Prends ta voiture pour aller bosser et payer les taxes ». Ça n’a aucun sens. »
Selon le délégué général, taxer les déplacements est une « hérésie fiscale » qui pèse sur le pouvoir d’achat sans générer de valeur ajoutée pour l’économie réelle.
Plus de 30.000 témoignages reçus
L’opération « Balance ton plein », lancée dimanche, rencontre un écho important. Pierre Chasseray a affirmé avoir déjà reçu plus de 30.000 messages et photos de tickets de caisse. Ces témoignages serviront à constituer un « Mur des factures », une campagne de communication visant à illustrer l’impact des prix sur le quotidien des Français.
L’association rejette par ailleurs l’idée d’un blocage des prix, une mesure jugée « impossible » pour les petits distributeurs indépendants: « Un petit pompiste de province ne peut pas plafonner ses prix, il a besoin de sa marge pour survivre. »
16% d’anomalies: un constat qui divise
Pierre Chasseray est également revenu sur les propos de Maude Bregeon. La porte-parole du gouvernement a annoncé que 16% d’anomalies avaient été relevées lors des contrôles de la répression des fraudes (DGCCRF).
Pour le représentant des automobilistes, ce chiffre montre surtout que dans la grande majorité des cas (84%), les prix élevés sont conformes à la réglementation et résultent directement du poids des taxes.
De son côté, l’exécutif maintient sa position: s’il est jugé « trop tôt » pour déclencher de nouvelles aides ciblées, une réunion avec les distributeurs est prévue en fin de semaine au ministère de l’Économie pour évaluer l’évolution de la situation.

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