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10 mars 2026“En l’espace de quelques heures”, lundi 9 mars, Donald Trump a semé la confusion en multipliant “les messages contradictoires” sur la stratégie des États-Unis face à l’Iran, analyse CNN.
“Dans l’après-midi, à en croire” le président américain, le conflit semblait “presque toucher à sa fin”, souligne la chaîne américaine. “La guerre va se terminer bientôt”, a lancé Trump lors d’une conférence de presse à Miami, sa première en dix jours de guerre. Il a affirmé que le conflit était “bien en avance” sur le calendrier de quatre à cinq semaines évoqué à l’origine par la Maison-Blanche.
“Interrogé sur l’aide au peuple iranien, qui s’est soulevé contre le régime, Trump a semblé privilégier une conclusion rapide plutôt que de continuer à pousser pour un changement de leadership”, observe le Wall Street Journal. “Nous voulons un système qui puisse conduire à de nombreuses années de paix, et si nous ne pouvons pas l’avoir, autant en finir tout de suite”, a-t-il déclaré.
Lors d’un entretien accordé lundi à CBS, le locataire de la Maison-Blanche a, une nouvelle fois, réitéré l’idée que la fin de la guerre était proche. “[L’Iran] n’a plus de marine, plus de communications, ils n’ont plus d’armée de l’air. Leurs missiles sont dispersés. Leurs drones sont détruits un peu partout, y compris leurs installations de fabrication de drones”, a-t-il insisté.
“Rassurer les marchés”
Des propos qui semblaient destinés à “rassurer les marchés pétroliers et les investisseurs inquiets”, après l’envol des prix du pétrole et les secousses sur les marchés financiers, remarque le New York Times.
Mais après leur fermeture lundi soir, Donald Trump a “semblé changer de cap”, observe le quotidien américain. “Nous avons gagné à bien des égards, mais pas suffisamment”, a-t-il déclaré devant un rassemblement de parlementaires républicains en Floride. “Nous avançons plus déterminés que jamais pour obtenir la victoire ultime qui mettra fin une bonne fois pour toutes à ce danger de longue date. ”
Un peu plus tard, dans la soirée, le président républicain a adopté “un ton belliqueux”, avertissant l’Iran “d’une action encore plus agressive si ses dirigeants tentaient de couper l’approvisionnement énergétique mondial”, rapporte le Times.
Quelques heures plus tôt, l’un des comptes du Pentagone avait publié sur X un message contredisant les premières déclarations de Donald Trump sur le fait que la fin de la guerre était proche : “Nous ne faisons que commencer à nous battre”, affirmait le ministère de la Défense sur le réseau social.
Trump encouragé à élaborer un “plan de sortie de la guerre”
Ces déclarations contradictoires sont le “reflet d’une administration qui peine encore à définir à la fois les objectifs et la durée d’une guerre, qui vient d’entrer dans sa deuxième semaine”, analyse le magazine TIME. “Depuis le début du conflit, de hauts responsables ont avancé une série d’explications changeantes pour justifier les premières frappes contre l’Iran : tantôt en mettant l’accent sur les ambitions nucléaires de Téhéran, tantôt en invoquant la nécessité de protéger les troupes américaines et les alliés dans la région, ou encore en pointant les propres plans militaires d’Israël”, rappelle le média américain.
Selon le Wall Street Journal, certains conseillers de Trump redoutent qu’un “conflit prolongé ne provoque un retour de bâton politique”, à quelques mois des élections de mi-mandat. D’après le quotidien conservateur, des membres de son équipe “auraient ces derniers jours incité le président américain à élaborer un plan de sortie de la guerre”, lui suggérant de “mettre en avant l’idée que l’armée avait largement atteint ses objectifs”.
« C’est nous qui déciderons de la fin de la guerre », ont réagi mardi matin les Gardiens de la révolution, en réponse aux premières déclarations de Donald Trump évoquant une fin imminente du conflit. « Nous sommes prêts à poursuivre les frappes de missiles contre eux aussi longtemps que nécessaire », a également déclaré le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi à la chaîne américaine PBS News, ajoutant que des négociations avec Washington « ne sont plus à l’ordre du jour ».

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