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Le prix du gazole frôle les trois euros dans certaines stations en France, mardi 10 mars. Les contrôles demandés par le gouvernement montrent qu’une station sur six a affiché des anomalies sur les prix. À qui profite la hausse ?
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.
Le litre de gazole était affiché à 2,97 euros mardi 10 mars dans les Deux-Sèvres. Les prix semblent inarrêtables. Pour y faire face, le gouvernement impose 500 contrôles en trois jours. La répression des fraudes vérifie que les prix à la pompe ne sont pas plus élevés que ceux transmis sur le site du gouvernement. En cette période de troubles, l’État appelle les consommateurs à la vigilance. « Qu’ils nous signalent et qu’ils nous remontent via ce site ou via la plateforme Signal Conso toutes les informations et les anomalies qu’ils constatent pour nous aider à cibler », indique Florent Maury, chef de la Direction départementale de la protection des populations de la Gironde.
En cas d’abus, le distributeur risque jusqu’à 15 000 euros d’amende pour pratiques commerciales trompeuses, ce qui est rassurant pour les automobilistes. « L’État s’investit quand même dans l’augmentation et l’inflation de l’essence », constate un homme.
Ces prix sont-ils justifiés ? Les distributeurs affirment ne pas profiter de la situation. « On n’a pas d’autre solution que de supporter les coûts d’achat, d’y remettre une faible marge : 1 à 2 centimes nets pour le pompiste, et donc on n’a pas de moyen de compenser cette augmentation par une baisse de marge », assure Francis Pousse, président branche Distributeurs carburants du syndicat Mobilians.
Les raffineurs, eux, sont aujourd’hui pointés du doigt. En cause, leur marge brute. C’est la différence entre le prix d’achat du baril et le prix de vente de ce même pétrole après raffinage. Une association de consommateurs a fait le calcul. Selon elle, pour le gazole, la marge brute est passée de 12,7 centimes par litre en février à 25,7 centimes vendredi 6 mars, soit le double. « Normalement, sur cette activité industrielle, les marges devraient être assez stables. Et on voit qu’elles flambent. Il y a quand même une injustice au regard d’une activité qui devrait normalement être gérée par des industriels en Europe », indique François Carlier, délégué général de l’association de consommateurs CLCV.
La profession reconnaît une hausse des marges, mais qui ne sera que temporaire. « Le niveau actuel de ce qu’on appelle la marge brute de raffinage est atypique parce qu’il est lié à la situation des marchés. Mais ça ne dure jamais longtemps », affirme Blandine Ruty, secrétaire générale de l’UFIP. Une réunion avec la filière est prévue jeudi au ministère de l’Économie pour tenter d’enrayer les prix.

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