
Les États-Unis continuent d’intensifier leurs frappes sur l’Iran et promettent de « briser les os » du régime iranien
10 mars 2026
L’Etat condamné pour faute envers une victime de violences conjugales
10 mars 2026Dix jours après le début de la guerre au Moyen-Orient, les images satellites sont devenues très stratégiques dans ce conflit et l’enjeu est de taille. Les images satellites sont notamment utilisées pour surveiller des positions ennemies. Les Iraniens, par exemple, se servaient d’un satellite russe pour observer Israël. Repéré par l’armée israélienne, il a été touché par des frappes dimanche 8 mars 2026. Une entreprise chinoise se vante, elle, de publier les images satellites des mouvements de l’armée américaine.
Du côté américain, à l’inverse, les entreprises qui exploitent les satellites sont tenues de ne pas publier certaines images. La société américaine Planet Labs, par exemple, a annoncé la semaine dernière imposer un délai de 96 heures avant de mettre à disposition ces photos prises au-dessus des pays du Golfe, alliés des États-Unis, contre quelques heures habituellement. L’entreprise veut éviter que ces images soient utilisées par l’Iran, ce qui pourrait mettre en péril la sécurité des personnels et de civils alliés, explique-t-elle.
Des images créées ou modifiées par l’IA
De fausses images satellites sont créées ou modifiées, notamment par intelligence artificielle. L’une d’entre elles, particulièrement convaincante, a été massivement partagée sur les réseaux sociaux, notamment par le média iranien très suivi Tehran Times. Elle est censée montrer une image d’un radar américain au Qatar, détruit par un drone iranien. En réalité, plusieurs incohérences permettent de déceler l’utilisation d’une intelligence artificielle.
Ce n’est pas la première fois qu’une telle manipulation se produit dans un conflit, comme pendant la guerre en Ukraine ou celle entre l’Inde et le Pakistan en 2025, mais le phénomène s’intensifie. Or, les images satellites sont extrêmement précieuses dans un conflit. Elles permettent à des enquêteurs, des chercheurs, des journalistes, de vérifier des informations. C’est une preuve visuelle essentielle quand on ne peut pas se rendre sur le terrain. Ce travail de vérification est donc rendu plus complexe par ces instrumentalisations.

9999999
