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10 mars 2026Guerre au Moyen-Orient : « Nous ne l’approuvons pas et nous n’y participons pas », affirme Jean-Noël Barrot
« Cette guerre, nous ne l’approuvons pas et nous n’y participons pas », affirme le ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot, mardi 10 mars, dans l’émission L’Événement « La guerre qui change le monde ? » , sur France 2, en partenariat avec France Inter. La guerre au Moyen-Orient « a commencé par des frappes israéliennes et américains que nous ne pouvions approuver parce qu’elles se faisaient sans but précisément défini et surtout en dehors du droit international », explique le ministre.
Jean-Noël Barrot souhaite « avancer au plus vite vers une désescalade ». Selon lui, « l’escalade militaire dans la région, elle emporte avec elle des risques qui sont majeurs pour nos intérêts, pour nos ressortissants qui sont sur place, mais aussi pour nos partenaires et puis pour l’économie mondiale avec la flambée des prix du diesel et de l’essence ».
Faire « émerger une solution durable »
Pour résoudre la situation, il faut que « la République islamique d’Iran puisse se résoudre à un changement radical de posture et à des concessions majeures pour que puisse émerger une solution durable ». Il indique que la France attend « que l’Iran renonce à être une puissance déstabilisatrice et dangereuse » et dénonce une « obstination » du régime des mollahs concernant son arsenal militaire et le nucléaire.
Alors que le président du Parlement iranien affirme que l’Iran répliquera « œil pour œil, dent pour dent » et que le ministre américain de la Défense promet que ce mardi est « le jour de le plus intense de frappes », Jean-Noël Barrot appelle à « prendre les déclarations des uns et des autres avec un peu de philosophie, car c’est ainsi que va la guerre ». « Nous nous préparons à toute éventualité. Nous nous assurons de protéger nos ressortissants, d’apporter tout le soutien (…) à Chypre, à nos partenaires qui ont été injustement ciblés par les drones et les missiles iraniens et puis nous travaillons bien sûr à soutenir le Liban dans l’épreuve qu’il traverse et à préparer la liberté de navigation en Mer Rouge, mais aussi dans le Golfe persique pour que la tension sur les prix de l’énergie puisse baisser », ajoute le ministre des Affaires étrangères.
« Pas de risque terroriste à ce stade »
« Dans cette crise, nous ne sommes pas spectateurs », assure Jean-Noël Barrot. La France veut « bâtir une mission, à l’exemple de ce que nous avons fait en Mer Rouge (…), pour assurer (…) la sécurité dans le détroit » d’Ormuz, explique-t-il. « Il ne s’agit en aucun cas de rentrer dans la guerre » et « ça n’a pour seule vocation que de protéger la liberté de navigation », précise-t-il. Si les positions françaises sont attaquées et qu’elle doit répliquer, « le principe de légitime défense s’applique », assure le ministre.
Selon Jean-Noël Barrot, « il n’y a pas de risque terroriste identifié à ce stade » sur le sol français. Le ministre de l’Intérieur Laurent Nunez « a indiqué aux préfets de se mettre en alerte maximale avec le plan Sentinelle renforcé de manière à protéger les lieux et les personnes qui doivent l’être contre ce risque », ajoute-t-il.

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