La marine française dans le détroit d’Ormuz ? “Paris met un pied de plus dans le conflit”
10 mars 2026
Nelly Lagrange, déjà 16 médailles et quatre titres nationaux à 21 ans
10 mars 2026La guerre déclenchée par les États-Unis et Israël au Moyen-Orient pourrait être une opportunité pour la Russie. Dans un contexte de fortes tensions sur le marché du pétrole, alors que les cours ont fortement augmenté, même si les dernières déclarations de Donald Trump, sur une fin potentielle du conflit, semblent avoir légèrement apaisé les marchés, le Kremlin perçoit l’intérêt qu’il pourrait tirer de la situation.
Le pétrole russe bientôt en Europe ?
Vladimir Poutine s’est exprimé lundi 9 mars 2026 sur la crise au Moyen-Orient. Le chef du Kremlin a convoqué une réunion consacrée à la situation des marchés mondiaux du pétrole et du gaz, dont des extraits ont été diffusés à la télévision. On y voit le président russe s’inquiéter de la flambée des cours du pétrole ainsi que du blocage du détroit d’Ormuz, qui pourrait poser des problèmes d’approvisionnement.
Mais s’en préoccupait-il réellement ? Au fond, le chef du Kremlin semble déjà avoir la solution : « La Russie est un fournisseur d’énergie fiable offrant à qui le voudrait ses services, y compris aux Européens qui n’achètent quasiment plus de pétrole russe, à condition toutefois qu’ils soient disposés à collaborer avec nous », a-t-il précisé.
Moscou perçoit clairement tout l’intérêt qu’il peut tirer de la situation actuelle. La hausse des cours signifie surtout plus de recettes pour la Russie, grand exportateur de pétrole, alors que ces dernières avaient considérablement diminué sous l’effet notamment des dernières sanctions américaines.
Une conversation clé avec Donald Trump
Le président américain a appelé Vladimir Poutine lundi 9 mars pendant une heure. Bien que le contenu de leur conversation ne soit pas connu, Donald Trump a évoqué, après cet appel, la possibilité de lever les sanctions qui pèsent sur le marché du pétrole. Dans les faits cela a même déjà commencé puisque le Trésor américain a levé les sanctions qui pesaient sur l’Inde si elle achetait du pétrole russe. Certains clients indiens comme le groupe Reliance ont déjà repassé des commandes.
C’est donc une double bonne nouvelle pour Moscou. D’une part, les cours augmentent, et d’autre part, les volumes exportés risquent d’augmenter puisque dans le même temps la Chine qui est le principal acheteur de pétrole iranien risque de réorienter une partie de son approvisionnement vers la Russie.
Si les sanctions imposées par les États-Unis ne sont plus appliquées de nouveau, même en cas de baisse des cours, la crise actuelle ferait donc de la Russie un bénéficiaire évident.

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