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Temps de lecture : 2min – vidéo : 2min
L’alerte mondiale sur le pétrole, les bourses qui dévissent depuis le début de la guerre, le commerce international paralysé… Les répercussions économiques de la guerre sont déjà là, et inquiètent sérieusement les Américains. Donald Trump essaye de les rassurer.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.
Le dernier clip de la Maison Blanche tente de rassurer et d’exalter les Américains. C’est un montage à grand renfort de musique et d’intelligence artificielle où se mélangent avions de chasse, mises en scène du commandant en chef et tirs de missiles. Le message : montrer que le président maîtrise la situation malgré la flambée du pétrole qu’il cherche à minimiser à tout prix. « Je savais que le prix de l’essence allait augmenter, mais je pensais qu’il augmenterait bien plus, et personne ne s’attendait à ce que cette opération soit aussi vite couronnée de succès », déclare Donald Trump, président des États-Unis.
Ce dernier veut croire que la crise ne durera pas longtemps. Son impact est pourtant déjà manifeste, notamment à la pompe, où il faut entre 8 et 10 dollars de plus qu’avant la guerre pour faire le plein. Des Américains interrogés par les équipes de France Télévisions sont inquiets. « L’essence a tellement augmenté qu’on ne peut plus la payer. Je mets quelques dollars dans le réservoir parce que je n’ai plus les moyens de faire le plein », lance une femme. « On pensait qu’avec ce président, il n’y aurait plus de guerre et que les prix de l’essence ne bougeraient plus », déplore une autre.
L’inquiétude gagne de nombreux secteurs de l’économie, notamment l’aviation civile, où les prix des billets pourraient s’envoler, ainsi que le transport de marchandises par bateau et par camion. Un patron va très vite devoir augmenter ses prix. « Le client qui payait 1 000 dollars pour une livraison devra bientôt payer 1 200 dollars et cela aura évidemment un impact sur les prix des marchandises qui seront mises en rayon », regrette Bill Aboudi, transporteur en Californie.
Lundi 9 mars, Donald Trump a affirmé que la guerre était presque terminée. Soulagée, Wall Street a clôturé sa journée dans le vert après des jours de dévissage. Le cours du baril de brut est repassé sous les 100 dollars, mais selon les économistes, le temps presse pour Donald Trump. « Aujourd’hui, la situation n’est pas bonne, mais elle est gérable. En revanche, si la guerre dure deux ou trois mois, alors l’impact sera bien plus significatif et le pays ira vers la récession », assure Mark Zandi, économiste de l’agence Moody’s.
Donald Trump a été élu sur des promesses de redressement du pouvoir d’achat des Américains. Plus les prix s’envolent, plus le risque sera grand pour lui de perdre les élections de mi-mandat en novembre prochain, pourtant cruciales pour la suite de son passage à la Maison-Blanche.

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