
« Prenez garde à ne pas être ceux qui disparaissent », déclare Ali Larijani, secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale d’Iran
10 mars 2026
la reine des paparazzi Mimi Marchand au tribunal
10 mars 2026
Voilà plus de 10 jours, déjà, qu’ont commencé les bombardements américains et israéliens contre l’Iran. Et, à l’évidence, la République islamique ne s’est toujours pas effondrée. Bien au contraire, puisque dans un geste de défi un nouveau guide Suprême a été été désigné. Et pas n’importe lequel, le fils de l’ancien ayatollah assassiné, soit le signe d’un jusqu’au-boutisme du régime théocratique, voire d’un renforcement de la mainmise du pouvoir iranien sur le pays.
Et c’est donc dans ces conditions, tandis que les bombardements et les tirs de missiles continuent, par ailleurs, dans tout le Moyen-Orient que Donald Trump a lui assuré hier que la guerre contre l’Iran allait bientôt se terminer. Alors le président américain n’a pas précisé à quelle échéance. Il a même évoqué une possible intensification des opérations. Mais le chef de la Maison Blanche a estimé que l’évolution du conflit était « en avance » sur le calendrier qu’il avait évoqué auparavant. De leur côté, les Gardiens de la révolution lui ont aussitôt rétorqué : « C’est nous qui déciderons de la fin de la guerre ». « Nous sommes prêts à poursuivre les frappes aussi longtemps que nécessaire », a même affirmé ce matin le ministre iranien des Affaires étrangères, tout en précisant que des négociations avec les Etats-Unis « ne sont plus à l’ordre du jour ». Autant dire qu’il reste encore assez difficile, en réalité, d’entrevoir une issue rapide à ce conflit. Sans compter que le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a lui tenu à préciser à son tour qu’il n’en avait « pas encore fini ». Comme une preuve de plus de la détermination de l’Etat hébreu à mener cette guerre jusqu’au-bout.
Au 11ème jour de ce conflit, deux certitudes s’imposent. Depuis que les Etats-Unis et Israël ont lancé leurs frappes contre l’Iran, la guerre a gagné l’ensemble de la région et fait de nombreuses victimes dans plusieurs pays du Moyen-Orient. Et puis, face aux difficultés d’approvisionnement depuis les pays du Golfe, les cours du pétrole ont explosé. Et si, dans un premier temps, Donald Trump avait assuré que cette flambée des cours était « un petit prix à payer pour la paix et la sécurité » mondiale, il a fini par opérer hier soir une volte-face inattendue. Le président américain a annoncé lundi qu’il allait lever certaines sanctions sur le pétrole « afin de réduire les prix ». Et l’effet a été immédiatement perceptible : les prix ont reculé ce matin sur les marchés de 10%.
Ses déclarations ont également favorisé un solide rebond des Bourses asiatiques après leur plongeon de la veille. Reste, toutefois, une question puisque Donald Trump n’a pas précisé les sanctions ou les pays concernés. En revanche, le secrétaire américain au Trésor a dit lui « étudier » la possibilité d’élargir la levée des sanctions sur le pétrole russe. En dépit, donc, des efforts des Etats-Unis de limiter les capacités de Moscou à financer sa guerre en Ukraine. Un dilemme, a priori, balayé d’un revers de la main par l’administration américaine soucieuse, d’abord, d’éviter une explosion des prix de l’essence avant les élections de mi-mandat.
Pour l’heure, l’espoir d’un soulèvement démocratique en Iran reste encore aujourd’hui assez illusoire. Tout d’abord, parce que la nomination du fils Khamenei comme guide suprême démontre la résilience du système théocratique. Ou quand le régime des mollahs perdure, y compris sous les décombres. Et ensuite parce que si, idéalement, tout nouveau pouvoir devrait émerger de la colère du peuple, aucun candidat, groupe ou mouvement ne peut se targuer aujourd’hui d’être un représentant authentique et légitime du mouvement de contestation populaire qui prévalait avant la guerre. Jusque-là aucun n’a été en mesure, en l’occurrence, de structurer une direction, ni de s’entendre sur une feuille de route communes. Dans ces conditions, comment préparer sinon même envisager le jour d’après, comprenez l’après-régime ?
L’invité de la rédaction : Tinouche Nazmjou, éditeur et gérant de la librairie Perse en poche à Paris, dans laquelle s’organise depuis 2022 un cycle de « Débats d’avant la chute ».
Et pendant ce temps, la guerre se poursuit également au Liban. Toute la nuit, l’armée israélienne a mené des frappes sur plusieurs localités de l’Est et du Sud du pays. C’est là, d’ailleurs, que le 3 mars dernier des munitions ont explosé. Et pas n’importe lesquelles. L’organisation Human Rights Watch accuse l’armée israélienne d’avoir utilisé du phosphore blanc tiré à l’artillerie au-dessus de plusieurs zones résidentielles. L’ONG indique dans un communiqué avoir vérifié et géolocalisé huit photos issues des réseaux sociaux montrant l’utilisation de telles armes contenant des substances particulièrement toxiques.
Les autres titres de l’actualité
Renault présentait ce matin son nouveau plan stratégique. Le groupe automobile compte accélérer dans l’électrique, en cessant de vendre des voitures à essence ou au diesel en Europe d’ici 2030. Plus exactement, le constructeur français a infléchi sa stratégie en élargissant son objectif aux véhicules hybrides.
« L’omerta a assez duré ». C’est ce qu’écrivent dans une lettre ouverte publiée dimanche dernier des artistes et professionnels du monde du jazz. Tous dénoncent les violences sexistes et sexuelles dans leur milieu, après le dépôt d’une plainte. Leur communiqué a déjà récolté plus de 300 signatures.

9999999
