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Crédit : HJBC / Adobe Stock
La mère d’un homme de 33 ans, blessé mortellement par le tir d’un gendarme en intervention pour « tapage nocturne » la semaine dernière dans les Deux-Sèvres, a déposé plainte selon le parquet et entend se battre « pour la vérité ».
Cette plainte a été déposée « dans le cadre de son audition réalisée à l’occasion de l’enquête en cours relative au décès de son fils », a précisé mercredi à l’AFP la procureure de la République à Niort, Sophie Lacote.
« Nous nous sommes constitués partie civile pour être sûrs d’avoir accès à tout le dossier », avait précisé la mère, mardi, au micro de France 3 Poitou-Charente qui a révélé l’information.
Durant la nuit du 20 au 21 mai à Augé, près de Niort, son fils unique a succombé à ses blessures après avoir reçu deux tirs d’un gendarme qui se sentait menacé, selon le parquet.
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Acculé « dans un coin de la propriété »
D’après les premiers éléments de l’enquête communiqués par la procureure, trois gendarmes dont un élève officier stagiaire intervenaient alors « sur les lieux d’un tapage nocturne » avec une « musique extrêmement forte » provenant d’un garage.
En s’approchant, un des militaires – ayant 13 ans d’expérience, précise le parquet – s’est retrouvé face à un homme qui s’est mis à hurler puis à avancer vers lui, « menaçant », en tenant un objet au-dessus de sa tête qui s’est avéré être une « matraque télescopique ».
Acculé « dans un coin de la propriété », le gendarme a alors tiré deux fois avec son arme de service après « plusieurs injonctions », les balles atteignant la victime au flanc droit, selon la même source.
La mère a fait part de son incompréhension face à cette version des faits, affirmant ne pas reconnaître le comportement de son fils.
« Tous ses amis les plus récents, ses anciens profs et instituteurs, toute sa famille, ses cousins et tout le monde dit que non, ce n’est pas Gabriel », a-t-elle dit à France 3. « Il n’était pas un garçon violent. On n’arrive vraiment pas à comprendre ça. »
« Je me battrai pour la vérité. Je n’ai pas de haine et je ne veux pas de vengeance. Cela ne ramènera pas mon fils mais chacun doit assumer ses responsabilités », a conclu la mère.

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