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10 mars 2026En 2025, les recettes fiscales de l’État ont fortement augmenté (+7,1% à 610 milliards d’euros), bien plus vite que la croissance économique, ce qui a contribué à réduire (un peu) le déficit public français à 5,4% du PIB.
Les recettes fiscales collectées par l’État ont connu en 2025 une hausse marquée, de 7,1%, selon des données publiées mardi par l’administration, ce qui a contribué à réduire le déficit de la France en proportion du produit intérieur brut.
La Direction générale des finances publiques (DGFiP) a indiqué avoir collecté l’an dernier 610 milliards d’euros, dont plus de la moitié (57%) au profit de l’État, environ un quart (26%) pour les collectivités territoriales et le reste (17%) pour les administrations de la Sécurité sociale. Ces recettes « progressent plus vite que le PIB », a relevé la DGFiP, la croissance de l’économie française en valeur étant de 2%, soit 3,5 fois moins importantes que les recettes fiscales.
Les deux années précédentes, la tendance était inverse. En 2024, les recettes n’avaient progressé que de 1,9%, malgré une croissance du PIB en valeur de 3,2%. Et en 2023, elles avaient même baissé (-0,3%), alors que la croissance du PIB en valeur avait été de 6,5%. Ce qui avait été la cause du creusement massif du déficit budgétaire en France, comme l’expliquait alors l’ancien ministre de l’Economie Bruno Le Maire.
8,4 milliards d’euros de contribution exceptionnelle
À périmètre de recouvrement inchangé (hors tabac et alcool), les recettes ont augmenté de 6,8% en 2025.
« Les montants collectés au titre de l’impôt sur le revenu, des taxes intérieures sur la consommation d’énergie (fin du bouclier tarifaire) et des droits de mutation à titre onéreux et d’enregistrement croissent nettement », selon la DGFiP.
Cette dynamique s’explique d’abord par la hausse de plusieurs impôts existants, notamment l’impôt sur le revenu (+7,9%) et l’impôt sur les sociétés (+4%). Avec l’inflation et les revalorisations salariales, de nombreux ménages ont vu leurs revenus augmenter, ce qui accroît les montants prélevés. Mais ce sont surtout les revenus du capital qui ont tiré cet impôt, le montant d’épargne des Français atteignant des niveaux record.
Le fisc rappelle également la contribution, à hauteur de 8,4 milliards d’euros, de prélèvements comme « la contribution exceptionnelle sur les bénéfices des grandes entreprises, la contribution différentielle sur les hauts revenus (CDHR) et la taxe sur les rachats d’actions ».
La France a affiché un déficit public équivalent à 5,4% du produit intérieur brut en 2025, contre 5,8% l’année précédente. D’après les projections du Fonds monétaire international, le total des recettes du secteur public en France a atteint 51,9% du PIB, derrière la Finlande (53,7%) et à égalité avec l’Autriche, parmi les économies riches où il est le plus élevé.

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