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10 mars 2026
Affaire Epstein
10 mars 2026Moins d’un an après le fameux “Liberation Day” de Donald Trump, le 2 avril 2025, jour où le président américain a imposé des droits de douane exorbitants au reste du monde – et surtout à la Chine –, le chiffre peut paraître étonnant. Et pourtant, “les exportations chinoises ont bondi en janvier et en février de 21,8 % par rapport à l’année précédente – la plus forte hausse en quatre ans – pour atteindre 656,58 milliards de dollars [environ 560 milliards d’euros]”, annonce le South China Morning Post.
L’ampleur de ce rebond tranche avec la hausse de 6,6 % des exportations constatée sur l’ensemble de l’année 2025 – une augmentation somme toute modeste à l’échelle du commerce extérieur chinois, qui a tout de même été plombé par la politique douanière de Donald Trump, les exportations vers les États-Unis ayant chuté de 20 %.
C’est donc, semble-t-il, une réorientation radicale de ses exportations qui a permis à la Chine d’enregistrer ce sursaut en janvier et en février – dont les données sont généralement combinées pour atténuer les distorsions causées par la période des congés du Nouvel An chinois, lors de laquelle le pays tourne au ralenti. En effet, sur cette période, les exportations vers les États-Unis accusent encore une baisse de 11 % en glissement annuel.
Dépendance extérieure
À l’inverse, les exportations vers les pays d’Asie du Sud-Est ont bondi de plus de 29 %, un chiffre à peine supérieur à celles vers l’Union européenne (UE), qui s’élèvent à 28 %. Les expéditions vers la France, où une taxe sur les petits colis en provenance des pays hors UE est entrée en vigueur le 1er mars, ont augmenté de 32 % en janvier et en février.
La forte hausse des exportations chinoises est “principalement le reflet d’une demande mondiale soutenue, notamment pour les produits technologiques, qui sont essentiels à de nombreuses économies”, explique Larry Hu, économiste spécialiste de la Chine au sein de Macquarie Group, un gestionnaire australien de fonds et de flux financiers. Et d’ajouter :
“La durée de cette dynamique dépendra en grande partie de la durée du boom technologique alimenté par l’intelligence artificielle.”
Pour autant, tempère l’expert, “la vigueur de la demande extérieure implique également une moindre urgence à stimuler la demande intérieure”. Or de nombreux économistes interrogent la capacité de résilience du modèle de croissance à la chinoise, qui peine à sortir du “tout exportations” – et qui reste donc extrêmement dépendant du contexte géopolitique mondial. Lequel, en pleine guerre américano-israélienne en Iran, n’est pas vraiment porteur de stabilité.

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