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10 mars 2026Au Mali, le Jnim a revendiqué une embuscade tendue le 9 mars à un convoi de l’armée malienne et de ses partenaires russes de l’Africa Corps près de Nampala, région de Ségou, non loin de la frontière mauritanienne. Le groupe jihadiste ne précise pas de bilan mais les sources jointes par RFI confirment une dizaine de morts. Cette attaque survient quelques jours après l’exécution de sept personnes, par l’armée malienne et l’Africa Corps, dans la même zone.
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L’embuscade a eu lieu près du village de Louguel, au sud-ouest de Nampala. Le Jnim, dans sa revendication, ne précise pas de bilan mais plusieurs sources locales évoquent une dizaine de militaires tués. Onze précisément, selon une source sécuritaire malienne. Au moins trois combattants russes de l’Africa Corps – davantage selon certaines sources – figurent parmi les victimes.
L’armée malienne n’a pas communiqué sur cette attaque et, sollicitée par RFI, n’a pas donné suite.
Représailles ?
Faut-il y voir une mesure de représailles du Jnim après l’exécution, vendredi dernier à Ahl El Kory, dans le même cercle de Nampala, de sept personnes, par l’armée malienne et ses supplétifs russes ? Faut-il en déduire que les sept victimes, unanimement présentées comme des civils par les sources locales jointes par RFI, étaient en fait membres du Jnim ?
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Les jihadistes, dans leurs messages de propagande, se présentent régulièrement en défenseurs des civils contre les exactions de l’armée, notamment contre la communauté peule.
« C’est une réaction aux abus contre les civils dans la zone et possiblement à quelques combattants du Jnim tués », estime Heni Nsaibia, chercheur sur le Sahel pour l’ONG Acled, spécialisée dans la veille sécuritaire, qui évoque, outre les sept victimes de vendredi dernier, quatre civils tués le 16 février à Ankobo et Boundou-Boundou, dans la commune de Nampala.
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Entre le marteau et l’enclume
En 2022, plusieurs charniers avaient été découverts dans la zone. Depuis, de nombreux cas d’exécutions extra-judiciaires, par l’armée et ses partenaires russes, ont été rapportés, mais aussi des destructions de points d’eau et des massacres de bétail, vital pour les populations locales.
Des populations prises entre le marteau et l’enclume, puisqu’elles subissent également depuis plusieurs années la pression des jihadistes de la Katiba Macina du Jnim, qui imposent leurs règles et leurs taxes à de nombreux villages, par les armes.
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