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10 mars 2026Municipales 2026 – « Je sais que j’ai un nom qui aide un peu » : à Carcassonne, Philippe Poutou donne un coup de pouce au candidat de la France insoumise
Invité de dernière minute aux municipales à Carcassonne, le candidat Jihed Tayebi, soutenu par la France insoumise et le Nouveau parti anticapitaliste (NPA), a reçu la visite de Philippe Poutou ce lundi 9 mars à l’Odéum.
On pouvait penser que la venue de Philippe Poutou ferait déplacer les militants. Ce n’est pas vraiment une franche réussite. Une soixantaine de personnes, tout au plus, se sont installées dans la petite salle de l’Odéum pour apporter leur soutien à Jihed Tayebi, tête de liste de Carcassonne unité populaire.
Soutenu par La France insoumise et le Nouveau parti anticapitaliste, le chef de file a organisé sa seule réunion publique, ce lundi 9 mars. Et pour ce rendez-vous, il a invité le triple candidat à la présidentielle, également candidat à Bordeaux aux municipales des 15 et 22 mars 2026. « C’est une habitude militante de se déplacer pour soutenir d’autres listes similaires à la nôtre. Je sais que j’ai un nom qui aide un peu », affirme celui qui avait été parachuté dans la 1re circonscription de l’Aude lors des législatives anticipées de 2024.
Défait par le député Rassemblement national, Christophe Barthès, également candidat aux municipales à Carcassonne, Philippe Poutou a choisi le chef-lieu audois également pour « retrouver quelques camarades ». Arrivé sur les coups de 18 h 30, l’élu d’opposition à la mairie de Bordeaux en a profité pour réaliser du porte-à-porte avec Jihed Tayebi. « On a fait plusieurs quartiers : La Conte, Ozanam, Le Viguier. On est sur une campagne de terrain. Nous avançons jusqu’à dimanche et pour montrer notre gauche, la vraie gauche, celle de rupture. On sait que l’on fait de petits scores mais ce que l’on retient, ce n’est pas l’acharnement sur les réseaux sociaux, mais la sympathie que l’on reçoit auprès des habitants », tranche-t-il.
Je ne suis pas un grand politique
Lors de son discours, Jihed Tayebi a insisté sur le fait d’avoir monté une liste citoyenne. En préambule, celui qui a grandi dans le quartier Fleming a rappelé « ne pas être un grand homme politique » presque gêné de l’assumer. Avant d’ajouter, avec humour : « Je suis un jeune avec des origines de l’autre côté de la Méditerranée, sans étude. Il faut être fou pour faire ça ! », ironise-t-il.
Côté programme, le chef de file propose « l’encadrement des loyers, cantines et transports gratuits ». « Ça, c’est nous qui le défendons. Pour la sécurité, ils ont tous le même programme. Nous, on ne veut pas de répression mais de la proximité et de la prévention avec des éducateurs et des animateurs afin de créer du lien social », détaille la tête de liste avant de laisser la parole à Philippe Poutou.
Le Bordelais en a profité pour se remémorer les législatives de 2024. « On n’a pas réussi à enfoncer le Barthès mais il y avait eu une campagne très militante. Les municipales servent également à cela, pour dire des choses et discuter d’une gauche de rupture. Nous devons reprendre les chemins des luttes et retrouver de la confiance en soi collectivement », défend Philippe Poutou avant de retourner dans son fief pour battre campagne dès ce mardi.

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