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10 mars 2026Municipales 2026 : pour Gérard Larrat, candidat à un 3e mandat consécutif à Carcassonne, « travailler dans l’intérêt général a dicté ma vie politique »
Alors que le premier tour des élections municipales aura lieu dans moins d’une semaine, le dimanche 15 mars prochain, L’Indépendant donne la parole aux candidats. Portrait, interview à retrouver également en vidéo, et un questionnaire de Proust pour dévoiler leur personnalité : une série de rencontres pour mieux connaître celle et ceux qui briguent la mairie de Carcassonne. Troisième épisode avec Gérard Larrat, maire sortant candidat à un troisième mandat.
Il dirige Carcassonne sans discontinuer depuis 2014, après une 1re expérience entre 2005 et 2009, et brigue un nouveau mandat lors des élections municipales des 15 et 22 mars. Pourtant, parler de lui reste un exercice qu’il aborde avec retenue. Gérard Larrat le reconnaît : la mise en avant personnelle n’est pas dans sa nature. « Je suis un homme timide », confie-t-il. Une image qui contraste peut-être avec celle d’un maire parfois jugé distant : « On dit de moi que je suis un animal à sang froid. Mais c’est faux. Je suis un animal à sang chaud. C’est simplement que je laisse difficilement tomber l’armure ».
Alors il prévient, en ce début d’entretien : il ne se mettra pas à nu. Mais, à la tête de la municipalité depuis deux mandats, l’édile revendique une ligne directrice constante dans son engagement d’élu : « Je suis un bâtisseur », résume-t-il. « Un bâtisseur pour répondre aux besoins qui se présentent, mais aussi à ceux qui se présenteront ».
J’ai connu Carcassonne à la grande époque de la viticulture, dans les années 70
Pour expliquer cette conviction, Gérard Larrat replonge dans ses souvenirs de la ville telle qu’il l’a connue plus jeune : « J’ai connu Carcassonne à la grande époque de la viticulture, dans les années 70. Il y avait aussi de grandes entreprises. Les rues étaient pleines, il y avait beaucoup d’activité, du monde plein les marchés ». Peu à peu, ce paysage économique s’est transformé : « Et puis tout ça est parti ».
Une évolution qui l’a marqué et qui, selon lui, a posé une question centrale pour la ville : « Comment se relever ? Comment reconstruire une ville belle, joyeuse, généreuse ? » Dans cette trajectoire, Gérard Larrat estime avoir contribué à certains tournants pour l’image et l’attractivité de la commune. Il évoque notamment le classement de la cité médiévale au patrimoine mondial de l’Unesco, pour lequel il a plaidé en 1994 devant Jacques Toubon à l’Assemblée nationale, avant que cela ne se fasse en 1997 : « À l’époque, j’ai parfois pensé que je me trompais. Et finalement non ».
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Aujourd’hui, alors qu’il brigue un troisième mandat, le maire sortant parle davantage de continuité que de rupture : « Je vois ce mandat dans la poursuite de ce que nous avons engagé. Redonner des couleurs, de la dynamique, et combler les trous qui restent pour mettre la ville sur les rails ».
J’ai rencontré de belles personnes, et des moins belles
Avec le recul de ses années passées à la tête de la mairie, Gérard Larrat dit avoir beaucoup appris, notamment dans les relations humaines : « J’ai rencontré de belles personnes, et des moins belles », glisse-t-il. Dans l’exercice municipal, il explique aussi avoir dû mettre de côté certaines réactions personnelles : « Les problèmes que je rencontrais ne pouvaient pas se satisfaire de ma susceptibilité. Travailler dans l’intérêt général a dicté ma vie politique ».
Le maire sortant évoque aussi quelques regrets : « Peut-être de ne pas avoir su m’expliquer sur certaines décisions qui n’ont pas été comprises », reconnaît-il. « J’ai aussi peut-être été trop discret sur certaines actions. J’aurais peut-être été mieux jugé si j’avais davantage communiqué. Mais c’est comme ça ».
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Malgré ses années d’expérience, Gérard Larrat assure ne pas avoir changé dans sa manière d’aborder les relations humaines : « Par nature, je suis quelqu’un de généreux et je ne suis pas méfiant », dit-il. « Souvent, je me trompe sur les gens à cause de ça ». Pour autant, il souhaite ne pas modifier cette attitude : « Je n’ai pas l’intention de changer. Parce que parfois, on a de belles surprises. Et ces belles surprises surpassent l’amertume qu’on peut ressentir certains jours ».

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