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10 mars 2026Derrière ces trois surnoms de personnages clés de la DZ mafia et du narcotrafic en France, se cachent trois jeunes hommes, tous de Marseille et incarcérés pour de nombreux faits criminels. Ils sont connus pour recruter depuis la prison sur leur téléphone. Ils sont au cœur du coup de filet en cours en France.
Mamine, Gaby (ou Gabriel.O) et la Brute, trois surnoms qui symbolisent à eux seuls toute la puissance du gang criminel DZ mafia en 2026. Bien que déjà incarcérés, ils sont ce 10 mars dans la liste des 42 personnes en garde à vue, à l’occasion du gros coup de filet contre l’organisation criminelle en cours, affirme le journal Le Parisien. Le parquet de Marseille, qui ne donne pas ces précisions à ce stade, confirme l’opération de gendarmerie en cours, notamment dans les Bouches-du-Rhône, le Var et le Vaucluse. Qui sont ces trois trentenaires qui ont comme point commun Marseille, le narcotrafic et la violence ? France 3 – ICI Provence-Alpes fait le point.
Amine.0 dit « Mamine » lié à l’affaire Kessaci
Mamine est né à Marseille à la fin des années 90 dans la cité des Micouliers. Il est en prison depuis cinq ans pour de multiples faits. Son parcours criminel est étroitement lié à la famille Kessaci : il serait notamment impliqué dans l’exécution de trois hommes en décembre 2020, retrouvés carbonisés et tués d’une balle dans la tête. Parmi ces trois victimes : Brahim Chamane, de la cité La Paternelle, le frère aîné du militant antidrogue. Le procès aura lieu dans les prochaines semaines à Marseille.
Mamine est soupçonné par les enquêteurs d’avoir aussi commandité depuis sa cellule l’assassinat en pleine rue de Mehdi Kessaci, l’autre frère d’Amine, à Marseille, en novembre dernier, selon les informations du Parisien. Quelques jours après la mort du frère du militant écologique engagé contre le narcotrafic, le détenu a été transféré de la « simple » maison d’arrêt de Bourg-en-Bresse dans l’Ain, pour rejoindre les quartiers ultra-sécurisés de Condé-sur-Sarthe.
En plein été 2025 pendant qu’il écrit son livre « Marseille, essuie tes larmes. Vivre et mourir en terre de narcotrafic« , lettre posthume à son frère Brahim, la police place Amine Kessaci sous protection policière et l’invite à quitter Marseille. La raison : une enquête judiciaire vient d’être ouverte pour « association de malfaiteurs en vue de la commission d’un crime« , suite à la transmission d’un renseignement « inquiétant décrit comme très fiable« , qui concerne un projet d’assassinat visant le militant. À l’origine, « Mamine« , depuis sa prison à Bourg-en-Bresse.
Il sera jugé à l’automne pour ce triple assassinat en 2020.
En effet, Mamine, depuis sa prison, a connu une ascension fulgurante au sein de la DZ Mafia. Il est soupçonné par les autorités de gérer assassinats et recrutements de petites mains depuis sa cellule. Toujours, selon les enquêtes de nos confrères du Parisien, son nom matche dans plusieurs dossiers lors de la forte vague de narchomicides à Marseille en 2023, lors de la « guerre » entre les clans Yoda et DZ Mafia.
Dans quelques jours, à partir du 23 mars, Amine O. et Gabriel O. doivent comparaître dans le box des accusés lors du procès à Aix-en-Provence d’un double assassinat commis en 2019, avant l’émergence de la DZ Mafia.
Gabriel. O dit Gaby, soupçonné dans l’affaire SCH
Gaby est trentenaire lui aussi, la même génération. Incarcéré depuis 2019, Gabriel.O alias Gaby est devenu un membre influent de la DZ Mafia en recrutant des tueurs à gage sur les réseaux sociaux. Ce Marseillais, qui a grandi dans le quartier de la Visitation, est entré très jeune dans le banditisme par les braquages, avant de rejoindre la DZ mafia en 2019, date de son incarcération. Depuis, il est mis en examen dans trois affaires d’assassinat et une complicité d’assassinat. Toutes liées au narcotrafic. Une source proche du dossier a confié à nos confrères que « depuis sa cellule ce détenu a pris le pouvoir par la force et a imposé les assassinats pour devenir un haut cadre de la DZ mafia« .
Pourtant incarcéré, « Gaby » a été mis en examen pour son rôle dans le meurtre sur fond d’extorsion de fonds d’un proche du rappeur SCH, abattu dans une fusillade à la sortie d’une boîte de nuit de La Grande-Motte, le 26 août 2024.
En juin 2025, les surveillants de la prison d’Arles s’inquiétaient de ses activités au téléphone au point de demander son transfert : un sixième smartphone venait d’être découvert dans ses affaires.
En 2024, alors qu’il est incarcéré aux Baumettes à Marseille, Gaby est soupçonné d’avoir menacé de mort la directrice de la prison. Un membre du syndicat Ufap-Unsa expliquait alors à France 3 Provence-Alpes que Gabriel O. est soupçonné « d’avoir commandité un « contrat » à hauteur de 120 000 euros diffusé sur un réseau social, visant la cheffe d’établissement du centre pénitentiaire de Marseille. » Depuis, celle-ci a été exfiltrée.
D’autres faits avec violence et notamment un double assassinat aux Pennes-Mirabeau en 2019 sont liés à son dossier. Certains le qualifient de » bombe à retardement ».
La Brute, 34 ans, déjà condamné à 30 ans de prison
C’est la troisième figure marseillaise sortie de la cité La Paternelle, aujourd’hui soupçonnée d’être à la tête de la DZ Mafia. Il est incarcéré à Perpignan.
Mahdi Zerdoum est son vrai nom. Les autorités le considèrent aujourd’hui comme le troisième lieutenant présumé de la DZ Mafia. Il a reconnu une tentative d’assassinat à Marseille en 2021 et a été condamné en mai 2025 à 30 ans de prison. Le Parquet, dans ses réquisitions, dénonçait alors des faits « froidement pensés, organisés et exécutés » et parlait de ce procès comme d’une « plongée froide dans le milieu ultra-violent du narcotrafic marseillais et de ses dérives meurtrières ».

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