
Municipales à Perpignan : à cinq jours du premier tour, le débat électrique des candidats organisé par L’Indépendant
10 mars 2026Wall Street ouvre dans le désordre, doutes sur la fin de la guerre en Iran
10 mars 2026résultats, réussites individuelles, management… Quel bilan pour les débuts de Liam Rosenior chez les Blues?
Arrivé début janvier sur le banc de Chelsea, Liam Rosenior présente un bilan comptable satisfaisant. Cinquième de Premier League, le club londonien est dans ses objectifs. L’ancien coach de Strasbourg n’a pas révolutionné le contenu des matchs mais a pour lui quelques réussites.
« Cela fait deux mois que je suis là, je continue de découvrir le groupe, et on reste en bonne position dans chaque compétition depuis mon arrivée. 15 matchs, 10 victoires, 2 nuls, 3 défaites, ce n’est pas si mal… ». Cette phrase est signée Liam Rosenior. Depuis son arrivée à Chelsea, et à la veille d’un 8e de finale de Ligue des champions brûlant face au tenant du titre parisien, l’Anglais présente un bilan comptable assez honorable, encore en vie sur tous les tableaux.
Depuis qu’il a pris place sur le banc des Blues, Rosenior pose doucement sa patte, sans avoir convaincu à 100% les suiveurs du club. Le technicien n’a pas chamboulé le système de jeu, en utilisant un 4-2-3-1 ou 4-3-3 comme le faisait Enzo Maresca.
Un jeu plus vertical
Niveau style de jeu, son équipe est plus verticale, portée vers l’offensive. « BlueCo joue pareil avec toutes ses équipes donc l’adaptation à ce niveau-là a été assez facile pour lui, avance Simon Johson, journaliste spécialiste des Blues pour The Athletic. Il joue probablement un peu plus offensif et se crée un peu plus d’occasions, même si toutes ne sont pas saisies ».
« Rosenior n’a pas changé grand-chose concernant la forme de l’équipe, explique David Chidgey, animateur du podcast Chelsea Fan Cast. On repart de derrière avec un jeu de position pour créer des espaces et faire circuler. Je pense que beaucoup ne sont pas convaincus par ça car il n’a pas les joueurs pour évoluer comme ça. Mais je pense que les directeurs sportifs ont donné un modèle à suivre et c’est sûrement pour ça que Rosenior a eu le job ».
Depuis son arrivée, le pressing, aussi, est plus intense. Chelsea a inscrit 38 buts en dix rencontres. Mais l’entraîneur a aussi eu un calendrier abordable (Naples, Arsenal et Aston Villa comme adversaires les plus relevés). Et son équipe a perdu trois fois contre les Gunners, en trois matchs.
Pour Nick Verlaney, qui anime le podcast London is Blue, son apport se sent surtout dans le management. « Rosenior? On verra, sourit-il en faisant la moue. Il a l’air d’être un gars admirable, il apporte de la fraîcheur. Chelsea connaît les managers plus durs. Si on regarde juste ses interactions avec les joueurs, je peux voir que les sourires sont de retour sur les visages. C’est important car ils sont jeunes, ils ont besoin de cette main sur l’épaule, savoir à qui parler et c’est pour le moment ce qu’il fait très bien comme entraîneur ». Comme à Strasbourg, où Rosenior était très apprécié et avait créé des liens très forts avec son effectif.
Joao Pedro, sa grande réussite
« Ils jouent de manière similaire, c’est juste que Rosenior donne plus de responsabilités aux joueurs pour prendre des décisions, appuie David Chidgey. Je pense qu’il est plus intéressé par le jeu plus offensif. Maresca avait une philosophie et ça devenait robotique, Rosenior donne plus de liberté. On a pas mal marqué avec lui ».
Quelques réussites individuelles sont néanmoins à lui attribuer, à commencer par celle de Joao Pedro. L’avant-centre brésilien a marqué onze buts depuis que Rosenior est arrivé. « Le plus important, c’est qu’il tire le meilleur de Joao Pedro, confirme Simon Johnson, de The Athletic. Il semble lui permettre de s’exprimer très bien ». Il profite aussi du retour à un bon niveau de Cole Palmer après sa blessure.
Autre choix fort: celui du gardien. S’il a dit ne pas avoir de hiérarchie claire, l’entraîneur a déboulonné Robert Sanchez de son statut de numéro 1 pour installer en alternance Filip Jorgensen afin de mieux assurer les relances. Enfin, Andrey Santos, qu’il a très bien connu à Strasbourg, trouve plus fréquemment du temps de jeu au milieu de terrain.
« Mais il y a toujours un manque de leader », regrette un suiveur du club.
Et Chelsea a les mêmes défauts: l’indiscipline (dix cartons rouges) et une faiblesse sur les coups de pieds arrêtés défensifs, puisque les Blues ont encaissé onze buts sur ces phases. Le match de ce week-end contre Wrexham (Championship) en Coupe, gagné 4-2 en prolongation avec une équipe bis, n’a pas rassuré grand monde. Mais Liam Rosenior peut aussi compter sur son bilan équilibré contre le PSG: une victoire, un nul, une défaite. « Rosenior, certains chantent son nom après les matchs mais il doit gagner un peu plus, conclut Simon Johnson. On sait tous que c’est une question de résultats et que si ça se passe mal contre Paris, il y aura de la négativité sur lui ».

9999999
/2026/03/10/000-99t82hg-69b049faae146701230128.jpg?w=960&resize=960,750&ssl=1)