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Publié
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Après les élections municipales, les communes auront la possibilité, dans certains cas, d’augmenter la taxe foncière. Cela pourrait concerner plus de sept millions de foyers. Explications, en détail, de la mesure.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.
« On a réalisé une suite parentale avec une salle de bains », montre Philippe, retraité. Cet agrandissement dans sa maison, réalisé il y a deux ans, a conduit à déclarer 25m2 de plus aux impôts. « On vous demande le confort de la maison : si vous avez l’eau courante, le gaz, l’électricité, puis le nombre de WC, le nombre de baignoires, si vous avez un receveur de douche, le nombre de lavabos », énumère le retraité.
Si cela a été une obligation pour le propriétaire, tous ne le font pas. Sept millions de Français seraient concernés et pourraient voir leur taxe foncière augmenter. Chaque critère de confort rajoute en effet des mètres carrés : l’équivalent de 2m2 pour l’électricité, de 3m2 pour les toilettes ou encore de 5m2 pour une baignoire. À Montpellier (Hérault), les avis des propriétaires sont partagés. « Ce serait normal que tout le monde paie à peu près la même chose pour les mêmes moyens », estime une femme. « Ce serait un petit peu logique que tout le monde paie. Si tout le monde payait, on payerait peut-être moins », avance un homme. « Le déclarer, pour moi, ça ne me paraît pas naturel. C’est mon confort et ça ne regarde personne », désapprouve un autre passant.
Du côté de l’Union nationale des propriétaires immobiliers, la mesure est jugée injuste. « Il est inacceptable de généraliser l’éventuelle fraude qui pourrait concerner quelques propriétaires, mais qui est extrêmement marginale, et de présumer qu’ils sont tous escrocs ou fraudeurs. Peu importe la méthode, ce qui compte, c’est de faire entrer un certain nombre de sous dans les caisses des collectivités », estime Sylvain Grataloup, président de l’Union nationale des propriétaires immobiliers.
Le gouvernement assure, lui, n’avoir pas encore tranché sur les éléments de confort concernés. Les discussions se poursuivront à l’issue des élections municipales 2026.

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