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10 mars 2026Trafic de stupéfiants et de cigarettes à la cité Fleming de Carcassonne : les prévenus minimisent leur implication ou refusent de s’exprimer
Ce mardi 10 mars, le procès d’un trafic de stupéfiants sur la cité de Fleming de Carcassonne s’est poursuivi devant le tribunal correctionnel. Jusqu’au vendredi 13 mars, ce sont ainsi douze personnes, dont deux femmes, qui comparaissent pour répondre de leur implication à des degrés divers dans ce trafic dont la prévention court de décembre 2020 à juillet 2024.
Pour ce deuxième jour de procès devant le tribunal correctionnel, où douze prévenus ont à répondre de leur implication dans un trafic de stupéfiants et de cigarettes dans le quartier Fleming à Carcassonne, entre décembre 2020 et juillet 2024, les débats sont enfin rentrés dans le vif du sujet. Ce mardi 10 mars, c’est par l’interrogatoire de Rakhman B., un Tchétchène de 22 ans interpellé le 16 janvier 2023 sur le point de deal de la cité, que le tribunal a ainsi commencé la journée. Sur lui, 2 083,60 € issus du trafic avaient été retrouvés. Sous contrôle judiciaire depuis le 20 janvier 2023 dans ce dossier, mais incarcéré depuis le 12 février 2025 pour des faits d’extorsion, sa seule déclaration du jour a été de reconnaître qu’il vendait des produits stupéfiants, avant de faire jouer son droit au silence.
À défaut, la présidente Anne Nappez a rappelé qu’il était arrivé à Carcassonne en train depuis Tours où il réside, avant qu’on lui propose de travailler sur le point de deal comme charbonneur. En garde à vue, il avait indiqué que les stupéfiants étaient stockés dans l’appartement situé au second étage du bâtiment Jacob. Tout comme il avait dit que Aper T., surnommé l’Arménien, était le chef du trafic… Au lendemain de cette interpellation, c’est ainsi que les policiers carcassonnais s’étaient rendus dans cet appartement nourrice occupé par Gaëlle B., où neuf personnes, dont elle et sa fille de 17 ans, étaient présentes. Interrogée à son tour, la quadragénaire a souhaité « garder le silence » sur les 6 446,92 € saisis à son domicile. Tout comme elle n’a pas souhaité s’exprimer sur les gens venant chez elle pour couper le shit ou emballer de la cocaïne.
J’étais impliqué quand j’avais besoin d’argent ou qu’on m’appelait
Absent de ce procès par peur de représailles, Adam K., un Tchétchène de 22 ans, faisait partie des personnes se trouvant dans cet appartement nourrice. Sous contrôle judiciaire depuis le 20 janvier 2023, il avait déclaré en garde à vue « avoir été plus ou moins contraint de faire le guet » sur le point de deal de la cité Fleming… Ce mardi 10 mars, c’est ensuite Mickaël L. qui a été interrogé. Lui aussi était présent lors de la descente de police : « J’étais au mauvais endroit au mauvais moment ; Ce jour-là, je venais acheter ma consommation quand j’ai été poussé dans les étages jusqu’à cet appartement. Je n’y étais jamais allé auparavant, je n’ai rien à voir avec le trafic de stupéfiants ». Le hic, c’est que son ADN a été retrouvé sur des pochons servant à emballer de la cocaïne, saisis lors de la perquisition…
Également dans l’appartement, Medhi B. E., un Aindinois de 21 ans, était semble-t-il l’homme à tout faire sur le point de deal. Un coup guetteur ou charbonneur, « j’étais impliqué quand j’avais besoin d’argent ou qu’on m’appelait ». Pour le reste, lui aussi n’a pas souhaité répondre aux questions de la présidente Anne Nappez, qui l’a interrogé sur sa présence dans des vidéos, où on le voit tirer en l’air avec un fusil. Ou bien avec une arme de poing, en ayant pris la précaution de mettre des gants en latex pour la toucher.
J’étais vendeur de stupéfiants. Pas tous les jours, quelques fois dans le mois
Présenté comme le gérant du point de deal de Fleming, Sofian B. était aussi dans l’appartement nourrice. Alors qu’il était interdit d’être à Fleming, il a indiqué être présent ce jour-là, « car j’étais posé avec des amis ». Avant de reconnaître sa participation au trafic, « en tant que vendeur occasionnel ». Là aussi, tout pousse à croire qu’il faisait bien plus que ça au regard de son train de vie. Dernier à être interrogé ce mardi 10 mars, Kalvin B. s’est également présenté comme un charbonneur : « J’étais vendeur de stupéfiants. Pas tous les jours, quelques fois dans le mois. Je ne faisais que ça ! » Il y a des photos sur son téléphone, où on le voit pourtant peser de la cocaïne, ou encore se mettre en scène avec des liasses de billets de 1 000 € chacune. Sur ces points, il n’a pas souhaité s’exprimer. Pas plus que sur son voyage à Dubaï en février 2022, avec trois autres amis. Ce mercredi 11 mars, les débats reprendront avec l’interrogatoire des dirigeants présumés du trafic, les réquisitions du parquet, et le début des plaidoiries des avocats de la défense.

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