
Un adolescent devant le tribunal pour le meurtre de Matisse, 15 ans, à Châteauroux
10 mars 2026
Au Danemark, l’âge de la retraite relevé à 70 ans en 2040
10 mars 2026Un animateur périscolaire, faisant déjà l’objet de signalements à Paris, est visé par trois plaintes pour viol sur mineur
Après des signalements pour des cris et des violences psychologiques sur des enfants, l’animateur avait été changé d’école maternelle en décembre. Il fait désormais l’objet de trois plaintes pour viols, révèle lundi France Inter.
Publié
Temps de lecture : 3min
Un animateur d’une école maternelle du 15e arrondissement de Paris est visé par trois plaintes pour viol sur mineur déposées début février, révèle mardi 10 mars France Inter, alors que les signalements de violences dans le périscolaire, notamment à Paris, se sont multipliés ces derniers mois. Cet animateur de l’école maternelle Volontaires est actuellement suspendu.
L’homme avait été exfiltré en décembre dernier d’une autre école, l’école maternelle Saint-Dominique, dans le 7e arrondissement de Paris, après avoir fait l’objet de plusieurs signalements depuis septembre dernier pour des cris et des violences psychologiques sur des enfants.
L’une des mamans, qui a déposé l’une des plaintes pour viol et qui souhaite rester anonyme, explique à France Inter avoir reçu un mail, début février, de la directrice de l’école de son fils. Ce mail l’informe qu’une plainte pour viol sur mineur a été déposée contre un animateur. Cette maman questionne alors son fils de trois ans. « Tout de suite, il me dit le nom de cet animateur, il se met à pleurer et il me dit que ça fait mal aux fesses », raconte-t-elle. Depuis, son fils n’a toujours pas été entendu par la brigade de protection des mineurs, assure-t-elle.
D’après cette maman, des parents ont interrogé les responsables du périscolaire pour comprendre pourquoi cet animateur a pu être transféré dans une autre école malgré des signalements. Ces responsables, dit-elle à France Inter, ont répondu qu‘ »ils lui laissaient sa chance, parce que les faits n’étaient que des cris' ». « Mais quelle chance laissons-nous aux enfants ? », interroge cette maman.
Elle dénonce aussi l’omerta qui a régné autour du parcours de cet animateur. Son avocat, Me Louis Cailliez questionne : « Comment est-ce possible qu’un animateur, déjà mis en cause pour maltraitances dans une école du 7e arrondissement de Paris, ait pu être exfiltré et muté en catimini après un simple recadrage, à l’insu des parents des deux écoles ? Il y a non seulement une défaillance, mais il y a un parcours scandaleusement traité. »
De son côté, la mairie de Paris assure à France Inter qu’après les premiers signalements, « cet agent, qui n’avait à ce stade fait l’objet d’aucune accusation de violences sexuelles, a alors été recadré sur sa posture professionnelle et les attendus de son poste, et a été affecté dans une autre école avec un encadrement prévenu et renforcé ». Une enquête de l’Inspection générale de la Ville a été diligentée.

9999999/2026/03/10/ecole-69afac5316f59308074226.jpg?w=1200&resize=1200,480&ssl=1)
