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11 mars 2026À Paris, la Fashion Week confirme le retour en force de cette tendance phare des années 80
Marc Piasecki / WireImage
Larges épaules au dernier défilé Mugler, ici à Paris, en mars 2026.
Strass, stars et paillettes… Il est l’heure de refermer le dossier. Ce mardi 10 mars, la Fashion Week s’est clôturée à Paris après près de dix jours de défilés. Si aucune tendance dominante ne semble s’être dégagée, l’une d’entre elles s’est toutefois vue confirmée sur les podiums de plusieurs des grandes maisons : les maxi-épaulettes.
Sur des fourrures, des combinaisons, des chemises bariolées, des robes ou une veste en cuir, elles étaient omniprésentes chez Mugler, maîtresse en la matière qui a conféré à ses mannequins une allure dramatique, très largement inspirée des années 1980, comme vous pouvez le voir sur la photo en tête d’article.
Aux manettes de Tom Ford, Haider Ackermann les a revisitées dans un vestiaire sensuel, raffiné et élégant sur des manteaux ou des imperméables en plastique transparent. Plus classiques sur un tailleur Chanel, elles ont flirté avec la démesure chez Louis Vuitton, comme un écho au kepenel, un vêtement d’extérieur porté par les bergers en Turquie.
WWD / WWD via Getty Images
Défilé Louis Vuitton, ici en mars 2026 à Paris.
Une bonne dose d’exubérance à la Dynastie, aperçue une saison plus tôt sur les podiums des collections automne-hiver 2025-2026. Anthony Vaccarello les avait dissimulées sous des tissus ultra-saturés pour Saint Laurent. Chemena Kamali, sous des blouses pour Chloé. Et Pieter Mulier, sous un long, très long manteau Alaïa.
« Power dressing »
À l’image des tailleurs aux épaules exagérées de Melanie Griffith dans le film Working Girl de Mike Nichols, le phénomène porte un nom : c’est le « power dressing ». Aussi appelé « power suit », ce courant vestimentaire apparu dans les années 1980 s’apparente à une forme de compromis entre les codes masculins et féminins.
« Pas trop féminins pour être prise au sérieux, mais pas trop masculins pour ne pas être perçue comme menaçante », nous expliquait déjà l’historienne de la mode Arianne Fennetaux en 2019, dans le cadre d’un précédent article sur le sujet.
Stephane Cardinale – Corbis / Corbis via Getty Images
Défilé Chanel, collection automne-hiver 2026-2027, à Paris.
Si, pour la spécialiste, le regain d’intérêt pour cette carrure pouvait traduire à l’époque une « prise de conscience émergente de la fonction politique » des vêtements comme objet d’« empowerment », l’édition italienne du Harper’s Bazaar l’inscrit, aujourd’hui, dans une influence plus globale de l’esthétique des années 1980.
Une nounou d’enfer
« C’était l’époque où Grace Jones arrivait aux soirées mondaines habillée comme un androïde, où Madonna déambulait à Venise avec un lion, coiffée d’un voile de mariée et parée de chapelets. Ce que cherchaient les eighties, en fait, ce n’était pas tant d’être aimées que d’être regardées », lit-on dans cet article, publié en décembre dernier.
Outre les maxi-épaulettes, le mensuel cite aussi la présence ces dernières saisons de robes fourreau déclinées dans des couleurs vives, de coiffures échevelées, de ceintures oversizes ou encore de minijupes tartan, qui ne sont pas sans rappeler les looks nostalgiques de Fran Drescher dans Une nounou d’enfer.
« L’aplomb, l’exagération sans complexe et la capacité de transformer les apparences demeurent. Les collections actuelles revisitent consciemment une époque qui a bouleversé à jamais notre perception du corps, de la féminité et du style », continue le magazine. L’audace a du bon, certes. Moins pour passer les portiques du métro.

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