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11 mars 2026
Rachida Dati
11 mars 2026Au Chili, les femmes craignent de voir leurs droits reculer l’arrivée de José Antonio Kast au pouvoir
« José Antonio Kast, un ultra-catholique de 60 ans, dont le père était membre du parti nazi, a systématiquement bloqués les initiatives progressistes en faveur des droits des femmes. Et ce tout au long des trente ans de sa carrière politique. » Ce sont les premières lignes de l’article du Guardian, moins de trois jours après le 8 mars. La journée internationale des droits des femmes. Des femmes, et des militantes, qui se demandent à quoi s’attendre, après le mandat du président sortant, Gabriel Boric, qualifié de féministe, explique une éditorialiste d’El Pais.
Le quotidien hispanophone raconte que le slogan de la marche de dimanche à Santiago était le suivant : « pas un pas en arrière, mais cent pas en avant. » Plus de 500 000 femmes ont manifesté dans les rues selon le Guardian, soutenues par des associations et des syndicats, qui redoutent également un retour en arrière. Comme Fedeprus, une organisation de défense des droits des professionnels de la santé, en faveur de l’avortement. Sergio Gomez, le président de l’association, a été interrogé par la chaine télévisée Senal en Vivo Sur pendant la marche. « Nous savons bien qu’avec Kast, nous allons revenir sur beaucoup de droits que nous avons acquis, et que nous risquons même de perdre notre travail, et perdre les conditions de travail que nous avons gagné dans la rue. »
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L’investiture de José Antonio Kast marque aussi l’arrivée de sa ministre des Affaires féminines, Judith Marin. Chrétienne évangélique et militante anti-avortement, elle avait perturbé une séance du Sénat sur la dépénalisation de l’avortement en 2017, en criant « Retournez au Seigneur » avant d’être expulsée de force par la police, raconte le Guardian.
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Au Chili, l’avortement est autorisé depuis 2017, et selon trois conditions.
Seulement en cas de danger pour la vie de la mère, de l’enfant ou en cas de viol, rappelle le quotidien britannique. L’IVG a d’abord été autorisé en 1930 pour raisons médicales, puis totalement interdit en 1989 par le général Augusto Pinochet. L’un des derniers décrets du dictateur. Malgré une campagne axée sur l’immigration et la sécurité, la position sur l’avortement de José Antonio Kast, grand nostalgique de Pinochet, n’a pas changé. Le quotidien bolivien, Vision 360 souligne qu’avant sa victoire, Kast avait promis lors de ses deux dernières campagnes d’abroger l’avortement dans les trois cas autorisés.
Gabriel Boric, le président sortant, avait ouvert le débat au parlement l’année dernière pour autoriser l’avortement jusqu’à 14 semaines. Un an avant son départ, donc bien trop tard, déplorent les associations féministes chiliennes dans les colonnes du Guardian. Gabriel Boric qui a d’ailleurs prononcé hier soir son dernier discours à la nation avant la passation de pouvoir aujourd’hui. « Je peux vous assurer, que je pars avec la tête haute et les mains propres », a ajouté le dirigeant de gauche. Mais les militantes féministes regrettent qu’un président, dont le mandat était qualifié de féministe, n’ait pas réussi à faire passer un projet de loi pour autoriser l’avortement gratuit comme promis, raconte El Deconcierto. Le journal de gauche chilien explique qu’un vote a été organisé dans l’urgence, et en pleine mutation gouvernementale, a la commission de la santé, pour autoriser l’IVG. Un vote serré, 7 voix pour, 6 contre, qui permet de faire avancer le texte dans son processus législatif. Mais l’arrivée d’un anti-avortement au pouvoir risque de clore le débat bien plus vite que prévu.
53 femmes victimes de la répression franquiste graciées en Espagne
Sur un article du Guardian, on voit des photos de jeunes adolescentes, et d’autres de couloirs vides et austères. Ceux des institutions religieuses dans lesquelles ces femmes ont été enfermées, avant leurs vingt ans, par le Conseil pour la protection des femmes. Une époque où la dictature franquiste s’appuyait sur une idéologie conservatrice et nationale-catholique, et voulait rééduquer les jeunes femmes qui s’écartaient des normes établies par l’Eglise. Une cérémonie organisée 10 jours après l’arrivée d’un ultra-catholique anti-avortement, et nostalgique d’un dictateur, de l’autre côté de l’Atlantique.
Et les 53 survivantes font partie d’un groupe plus grand encore. Avant d’organiser la cérémonie, une enquête a été lancée par le gouvernement, et plus de 1 600 femmes ont témoigné. Mais elles étaient bien plus nombreuses a avoir été enfermées selon El Diario. Le Guardian raconte que l’une d’elles était soupçonnée d’être lesbienne, une autre était « trop attachée à la rue », d’autres étaient simplement dénoncées par leurs familles ou leurs voisins, avant d’être enfermées sans raison. La cérémonie, qui se déroulera le 20 mars à Madrid, vise à reconnaitre les torts de la dictature franquiste, mais aussi l’implication des ordres religieux, qui ont présenté leurs excuses. Mais les associations de victimes ont rejeté la grâce, et demandent aujourd’hui « vérité, justice, et réparation ». Notamment pour rappeler la complicité des gens ordinaires, qui contribuaient au contrôle du corps des femmes par les autorités.

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