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MAGALI COHEN / Hans Lucas via AFP
« Chez nous, c’est du luxe » : ces Allemands viennent faire le plein d’essence… en France. (image d’illustration)
Il n’y a pas qu’en France que les prix du carburant inquiètent. Alors que la guerre au Moyen-Orient fait flamber les prix du pétrole, l’Allemagne n’échappe pas au phénomène. De l’autre côté du Rhin, les tarifs à la pompe dépassent le seuil des deux euros le litre, poussant certains conducteurs à venir faire le plein dans les stations-service françaises, ont rapporté plusieurs médias dont ICI Alsace et Le Parisien.
« De mémoire de pompiste, on n’a jamais vu ça », s’étonne Enzo Di Giacomo, qui travaille dans une station Total de Forbach en Moselle. « Le nombre de clients immatriculés en Allemagne n’a jamais été aussi important […], ils viennent chez nous pour dépenser moins », a-t-il déclaré au journal francilien. Les Allemands interrogés par les médias français font état d’écart de plusieurs dizaines de centimes entre les deux côtés de la frontière.
« On paie cher partout sans trop savoir pourquoi », déplore Carlos Porado, un Allemand de 36 ans cité par Le Parisien et qui affirme économiser entre 5 et 10 euros par plein en préférant la station de Forbach à celles de Sarrebrück, la ville où il réside à 10 kilomètres de là.
« Je paie 1,81 €, et pas 3 € comme en Allemagne »
La popularité des pompes à essence françaises a aussi été constatée par ICI Alsace dans une station-service de Strasbourg. « Mes amis m’en ont parlé et j’ai vu à la télévision que c’était moins cher ici », explique Carina, originaire de la ville de Kehl, sur la rive du Rhin juste en face. « J’habite à cinq minutes, je viens plusieurs fois par semaine juste pour regarder les prix », glisse l’automobiliste allemande.
« Nous, les Allemands, on est contents parce que de l’essence à moins de deux euros, c’est du luxe », abonde Masira, qui a aussi pris l’habitude de se ravitailler en France. « Je paie 1,81 € ici, et non pas presque 3 € comme en Allemagne, détaille-t-elle, ce n’est pas possible, tant que les prix ne baissent pas chez nous, je continuerai à venir prendre mon essence ici. »
La France n’est pas le seul pays frontalier pris d’assaut par les automobilistes allemands. Un article du média luxembourgeois Virgule fait aussi état d’un « rush dans les stations-service » du petit pays calé entre la France, l’Allemagne et la Belgique. « J’ai économisé 20 euros grâce à la différence de prix », se félicite Silke, une automobiliste frontalière, qui en profite même pour remplir un bidon d’avance.
La hausse des tarifs à la pompe retient déjà l’attention des autorités allemandes. D’après ICI Alsace, le gouvernement de Friedrich Merz a mis en place un groupe de travail pour surveiller les prix et l’approvisionnement. Dans une interview ce mercredi au quotidien Der Spiegel, la ministre allemande de la Justice, Stefanie Hubig, s’est dite favorable à ce que les hausses du prix du carburant soient limitées à une fois par jour, histoire de limiter la casse et d’éviter toute « arnaque ».

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