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11 mars 2026Contre la flambée des cours du pétrole, l’AIE propose un déblocage historique de ses réserves
C’est une mesure sans précédent que propose l’Agence internationale de l’énergie (AIE) pour mettre fin à la flambée de cours du pétrole. L’organisation internationale, créée en 1974 après le premier choc pétrolier pour coordonner les politiques énergétiques, “propose le plus important déstockage des réserves stratégiques de pétrole de son histoire”, révèle ce 11 mars The Wall Street Journal.
Ce “déblocage de 400 millions de barils de pétrole représenterait plus du double” du précédent record établi par l’agence, en 2022, quand ses États membres avaient mis “182 millions de barils sur le marché après l’invasion de l’Ukraine par la Russie”, souligne le quotidien économique américain. L’AIE a mis ce chiffre sur la table “lors d’une réunion d’urgence des responsables de l’énergie des 32 pays membres”, mardi 10 mars.
La proposition pourrait être adoptée dès ce mercredi “si aucun pays ne s’y oppose”. Une visioconférence du G7 à l’initiative du président français, Emmanuel Macron, à 15 heures, devrait permettre aux dirigeants du groupe des principaux pays industrialisés (l’Allemagne, le Canada, les États-Unis, la France, l’Italie, le Japon, le Royaume-Uni, ainsi que l’Union européenne) d’en discuter.
20 % du pétrole mondial
Lundi 9 mars, alors que le cours du brent, le baril de référence, frôlait les 120 dollars (103 euros), une première réunion d’urgence du G7 avec le directeur de l’AIE, Fatih Birol, avait été organisée pour discuter des moyens d’atténuer la crise énergétique. Les ministres des Finances du G7 s’étaient dits prêts à prendre “les mesures nécessaires”, sans parvenir toutefois à se mettre d’accord sur le recours aux réserves stratégiques.
“La proposition de l’AIE vise à lutter contre les perturbations massives [du transport des hydrocarbures] causées par la fermeture quasi totale du détroit d’Ormuz, l’étroite voie navigable qui relie le golfe Arabo-Persique aux marchés mondiaux”, rappelle The Wall Street Journal. Depuis le début des frappes américaines et israéliennes sur l’Iran le 28 février, la République islamique menace de s’en prendre à tout pétrolier qui franchirait la zone. Or, “quelque 20 % de l’approvisionnement mondial en pétrole transitent chaque jour par ce détroit”.
En douze jours de conflit, “le cours du pétrole a grimpé de près de 40 %, dépassant la barre des 100 dollars avant de redescendre cette semaine, les investisseurs suivant de près les déclarations du président Trump sur la durée de la guerre”. Le baril se négocie ce mercredi à 89 dollars (77 euros), “mais le prix des carburants comme le diesel continue de monter en flèche”.

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