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11 mars 2026
enquête sur une affaire d’espionnage militaire russe présumé
11 mars 2026Dans le détroit d’Ormuz, la tension monte (encore) d’un cran entre mines iraniennes et frappes américaines
– / AFP
Capture d’écran d’une vidéo publiée le 10 mars 2026 par le Commandement central américain (CENTCOM) montrant, selon l’armée américaine, un navire iranien frappé par un projectile près du détroit d’Ormuz lors de l’« Operation Epic Fury ». Washington affirme avoir détruit 16 bateaux iraniens poseurs de mines dans la zone.
La tension monte encore d’un cran autour du détroit d’Ormuz, passage stratégique par lequel transite une part majeure du pétrole mondial. Donald Trump a menacé l’Iran de « conséquences militaires » inédites si Téhéran décidait de miner cette voie maritime cruciale reliant le Golfe persique à l’océan Indien.
Sur son réseau social Truth Social, le président américain a exigé le retrait immédiat d’éventuelles mines. Il a également prévenu que des représailles d’une ampleur inédite pourraient suivre si ces mines n’étaient pas retirées.
Dans le même temps, de nouvelles informations viennent renforcer les craintes d’une escalade. Selon des informations de CNN, l’Iran aurait commencé à poser des mines dans cette zone.
D’après deux sources ayant eu accès à des renseignements américains, plusieurs dizaines de mines auraient été placées ces derniers jours dans le détroit, qui relie le Golfe persique à l’océan Indien. Une opération encore limitée pour l’instant, mais qui pourrait s’intensifier rapidement : l’Iran disposerait toujours de 80 à 90 % de ses petites embarcations et navires capables de poser des mines, ce qui lui permettrait d’en déployer potentiellement des centaines.
Le détroit d’Ormuz est considéré comme le point de passage énergétique le plus stratégique de la planète. Environ un cinquième du pétrole brut mondial y transite habituellement. Depuis le début du conflit, la zone est devenue extrêmement dangereuse pour les navires. Des responsables cités par CNN décrivent même la traversée comme une « vallée de la mort », tant les risques sont élevés.
Selon les estimations relayées par les médias américains, près de 15 millions de barils de pétrole brut par jour, auxquels s’ajoutent environ 4,5 millions de barils de produits raffinés, sont actuellement bloqués dans le Golfe. Plusieurs pays producteurs, comme l’Irak ou le Koweït, n’ont pratiquement aucune alternative pour exporter leur pétrole autrement que par ce détroit.
Résultat : les marchés pétroliers ont immédiatement réagi. Mardi, le prix du baril oscillait brutalement, passant au-dessus de 90 dollars avant de retomber sous les 80 dollars au fil de la journée.
Dans ce contexte d’escalade, Donald Trump a affirmé que les forces américaines avaient déjà mené des opérations contre des navires impliqués dans ces activités. « Je suis heureux d’annoncer que, ces dernières heures, nous avons frappé et complètement détruit 10 bateaux et/ou navires poseurs de mines inactifs, et d’autres suivront ! »
Des déclarations ensuite confirmées par l’armée américaine, qui affirme avoir détruit plusieurs navires iraniens près du détroit d’Ormuz, dont 16 bateaux poseurs de mines.
Les États-Unis disposent déjà d’une présence navale importante dans la région et étudient plusieurs options pour sécuriser la circulation des navires, notamment en escortant les tankers.

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