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Crédit : Eric Fougere / Getty Images
Daniel Bilalian, ex-présentateur des journaux télévisés d’Antenne 2 puis France 2 et ancien patron du service des sports de France Télévisions, est décédé mercredi à l’âge de 78 ans, a annoncé sa famille jeudi à l’AFP.
Figure de l’audiovisuel bien connue des téléspectateurs pendant plus de 40 ans, il avait pris sa retraite à l’automne 2016. Il avait depuis disparu des écrans.
Daniel Bilalian est décédé de maladie à son domicile, à Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine), où il était conseiller municipal.
Le journaliste, à l’expression souvent grave, a été successivement grand reporter, présentateur et rédacteur en chef des journaux de 13h00 et de 20h00. Il a également produit les magazines « Star à la barre » et « Mardi soir », et présenté des soirées électorales.
L’ancien journaliste sportif Patrick Chêne, qui a aussi présenté le JT de 13H sur France 2, a salué sur X « son élégance et son humour très british ».
Très touché par la disparition de Daniel Bilalian. J’appréciais son élégance et son humour tres « british ». Quand je présentais le 13h il présentait le 20h. Ça crée des liens. RIP cher Daniel.
— Patrick Chêne (@patrickchene) May 15, 2025
« Sa bienveillance, sa passion pour l’ actualité et le service public de l’information m’ont fait grandir dans ce métier », lui a rendu hommage Agnès Vahramian, directrice de la radio franceinfo, sur le même réseau social.
Né le 10 avril 1947 à Paris d’un père arménien (qui était tailleur) et d’une mère originaire du Pas-de-Calais, Daniel Bilalian avait débuté sa carrière au quotidien l’Union de Reims en 1968.
Il était entré à l’ORTF au bureau régional d’information de Reims en 1971 puis de Lille en 1972, avant de rejoindre la direction nationale d’Antenne 2 au service de politique intérieure. Une « maison » qu’il ne quittera plus, entre journalisme politique, JT puis service des sports.
Fan d’Audiard
C’est là que le journaliste passera les 12 dernières années de sa carrière (2004-2016), en qualité de directeur du service des sports de France Télévisions, malgré des critiques en interne et des polémiques.
Parmi elles: l’intégration d’Elodie Gossuin, Miss France 2001, dans le dispositif de couverture du Dakar, une crise à la rédaction de Stade 2 ou encore une motion de défiance à son encontre.
Lui a été reprochée également la couverture des JO de Sotchi en 2014 et certains commentaires sportifs jugés sexistes et approximatifs.
Il avait défendu mordicus sur Europe 1 le tandem constitué de Philippe Candeloro et Nelson Monfort, auteurs de commentaires sexistes lors de ces mêmes JO, expliquant que « ces événements (…) ne sont que du sport, du divertissement, propres à la plaisanterie, à l’enthousiasme, au patriotisme ».
« Les journalistes ont commenté avec de l’enthousiasme, peut-être parfois de l’excès d’enthousiasme, de superlatifs ? Et alors, est-ce qu’on peut leur en faire le reproche ? Je leur ai dit que, quand on est au centre de l’actualité, on est au centre des critiques », s’était-il encore défendu.
Rebelote en 2016 avec les Jeux de Rio: une polémique avait éclaté après des propos jugés approximatifs, voire « colonialistes », de deux présentateurs, dont Daniel Bilalian. Le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA, désormais Arcom) avait mis en garde la chaîne, déplorant des « approximations » et des « erreurs historiques regrettables ».
Il avait été remplacé à ce poste très exposé par Laurent-Eric Le Lay, ancien cadre de TF1.
Discret sur sa vie privée, Daniel Bilalian, vouait une admiration sans bornes à Michel Audiard, dont il aimait citer quelques tirades célèbres.
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