VICAT S.A.
11 mars 2026
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11 mars 2026En Iran, une erreur de l’armée américaine derrière la frappe contre une école selon une enquête
SELCUK ACAR / Anadolu via AFP
Des manifestants anti-guerre rendent hommage à New York aux enfants tués dans le bombardement de l’école Shajarah Tayyebeh à Minab, en Iran, le 28 février.
Pendant plusieurs jours, Donald Trump a rejeté toute responsabilité. Mais les premières conclusions de l’enquête interne racontent une autre histoire. Selon des éléments préliminaires révélés ce mercredi 11 mars par le New York Times, la frappe qui a détruit une école à Minab, dans le sud de l’Iran, serait due à une erreur de l’armée américaine.
L’attaque, survenue le 28 février dernier, a fait plus de 150 morts, en majorité des enfants. Le missile utilisé, un Tomahawk, visait en réalité une base navale iranienne située à quelques dizaines de mètres.
Le problème relèverait en fait plutôt des informations utilisées pour choisir la cible que de l’arme utilisée, puisque les coordonnées de l’attaque auraient été établies à partir de données devenues obsolètes qui continuaient à considérer le bâtiment scolaire comme une installation militaire.
« La frappe du 28 février contre le bâtiment de l’école primaire Shajarah Tayyebeh résultait d’une erreur de ciblage de l’armée américaine, qui menait des frappes contre une base iranienne adjacente dont le bâtiment scolaire faisait autrefois partie, selon les conclusions préliminaires de l’enquête », écrit le New York Times.
« Les officiers du Commandement central américain ont créé les coordonnées de la cible pour la frappe en utilisant des données obsolètes fournies par l’agence du renseignement de la Défense », rapporte encore le journal.
Dans les bases de données militaires, le bâtiment restait ainsi identifié comme une installation liée à la base navale voisine, cible prioritaire des frappes américaines. Entre-temps, le site avait été transformé en école primaire.
Les conclusions révélées par le quotidien américain restent toutefois préliminaires. Les enquêteurs cherchent désormais à comprendre pourquoi ces données anciennes n’ont pas été vérifiées avant la frappe. Dans les opérations militaires, plusieurs agences interviennent normalement pour confirmer l’identité d’une cible, notamment à partir d’images satellites.
Avant ces révélations, Donald Trump avait rejeté toute responsabilité américaine et affirmé que la frappe pourrait avoir été menée par l’Iran. « À mon avis et d’après ce que j’ai vu, cela a été fait par l’Iran », avait-il déclaré samedi à bord de son avion présidentiel Air Force One.
Interrogé de nouveau quelques jours plus tard, le président américain avait toutefois reconnu ne pas disposer de toutes les informations, ajoutant qu’il « s’accommoderait » des conclusions de l’enquête.

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